Entrevue avec Lewis Cohen, réalisateur et scénariste de la sérieQ. Est-ce qu'il y a des situations où les personnages ont refusé d'être filmés?
R. Bien sûr que certains ont refusé d'être filmés. Les protagonistes étaient parfois trop à fleur de peau pour être filmés. Cependant, pour le projet du Cirque du Soleil, nous avons essayé d'obtenir le plus grand accès possible, parce que nous voulions aussi présenter le revers de la médaille. Il faut savoir gagner la confiance des gens du Cirque, une personne à la fois. Il faut établir un bon rapport, à bon rythme. Par contre, si on dépasse les bornes, ça devient improductif. Mais il ne faut pas non plus toujours accepter les réponses négatives. Lorsqu'il s'agissait de situations personnelles et que la réponse était " non ", il fallait vivre avec la décision. C'est arrivé à deux ou trois reprises. Il faut respecter les limites de chacun.
Q. Quels ont été les plus grands défis en matière de tournage et de réalisation?
R. D'abord, il nous a fallu plonger dans un monde totalement inconnu et dans l'univers du Cirque du Soleil de façon générale, et cerner les enjeux rapidement. Mais le plus grand défi a été d'extraire, d'une année de pellicule et de bande vidéo, une aventure intéressante et cohérente en 13 épisodes mettant en vedette une douzaine de personnages. Il s'agit à la fois d'une tâche herculéenne et d'une occasion exceptionnelle.
Q. Qu'avez-vous le plus apprécié de cette expérience?
R. J'ai apprécié tant de choses : rencontrer des gens extraordinaires, avoir un contact avec le Cirque du Soleil, raconter l'histoire des gens, explorer de nouvelles idées sur le plan visuel, observer le travail d'une organisation fascinante et être témoin du processus de création, tant de Varekai que de notre projet.