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Cirque du Soleil provide media representatives with show and corporate press kits.

OVO

OVO is a headlong rush into a colourful ecosystem teeming with life, where insects work, eat, crawl, flutter, play, fight and look for love in a non-stop riot of energy and movement. The insects' home is a world of biodiversity and beauty filled with noisy action and moments of quiet emotion.

When a mysterious egg appears in their midst, the insects are awestruck and intensely curious about this iconic object that represents the enigma and cycles of their lives.

It's love at first sight when a gawky, quirky insect arrives in this bustling community and a fabulous ladybug catches his eye - and the feeling is mutual.

OVO is overflowing with contrasts. The hidden, secret world at our feet is revealed as tender and torrid, noisy and quiet, peaceful and chaotic. And as the sun rises on a bright new day the vibrant cycle of insect life begins anew.

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OVO - Costumes

De connivence avec le monde des insectes

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Liz Vandal, la conceptrice des costumes de OVO, a des « antennes » pour l’univers des insectes. « Ça tient de ma passion démesurée, avoue celle qui a le béguin pour les petites bestioles depuis toujours. Petite, je plaçais des roches partout dans la cour près des arbres fruitiers et je les soulevais régulièrement pour observer les insectes qui s’y étaient réfugiés. Je flattais les chenilles et faisais entrer les papillons dans la maison. Lorsque j’ai appris que OVO s’inspirait du thème des insectes, j’ai su immédiatement que j’étais bien placée pour rendre hommage, avec mes costumes, à ce monde majestueux. »

Une signature s’est imposée dans la carrière de Liz Vandal — un style inspiré à la fois des super héros futuristes et des armures de toutes les époques. Ces deux sources d’inspiration sont d’ailleurs deux des prémisses visuelles sur lesquelles s’appuient les concepts des costumes de OVO. Les lignes flatteuses et l’allure corsetée longiligne font un clin d’œil à l’univers des super héros. Quant aux carapaces sectionnées de bon nombre des costumes, qui alternent entre le dur et le mou, elles possèdent des traits communs avec les armures de la Renaissance et le corps des ses chevaliers..

Évoquer plutôt qu’imiter

Le défi premier de Liz Vandal a été d’imaginer une manière d’évoquer l’insecte sans en copier l’anatomie, c’est-à-dire de résister à la tentation de recréer la nature. « La solution, dit-elle, a été de se laisser pénétrer par le sentiment d’être en présence d’une araignée, d’une coquerelle ou d’un papillon… puis de transposer sur papier un détail représentatif de la morphologie de l’insecte. Par exemple, les ailes de libellule sont suggérées par un pantalon de dentelle nervurée et le dard du moustique par un ‘mohawk’ de fines tiges rouges. L’idée de la carapace sectionnée s’est aussi imposée comme métaphore, puisque le mot insecta veut justement dire en sections. Cette révélation a consolidé ma démarche. »

L’étoffe des créatures de l’herbe — Exploiter la matière

Liz Vandal a exploité à fond le bagage d’expérience et le savoir-faire des artisans du Cirque. « Ensemble, nous avons exploré des techniques de transformation des tissus. Par des plissages permanents, des méthodes de coloration et l’application de différents finis, on a rajouté une troisième dimension. Il en résulte une sorte d’origami organique des matières créant des volumes de muscles et de carapaces. Cette démarche a permis de sublimer les costumes, de les poétiser et de leur donner une dimension évocatrice. »

Par un jeu de couleurs et de lignes, la conceptrice a exécuté des variations sur un même thème en intégrant des lignes fines sur les costumes des fourmis et des criquets, par exemple, ou des plissés plus abstraits et aléatoires pour les costumes des scarabées et des coquerelles.

Pour faciliter le mouvement des artistes, Liz Vandal a imbriqué les sections de carapaces les unes dans les autres, qui s’ouvrent et se referment pour révéler l’intérieur tendre des corps; c’est le cas avec le costume du moustique, qui est tout en finesse sans pour autant négliger l’aspect féroce de cet insecte.

Les criquets — Figures emblématiques de la colonie

Selon Liz Vandal, les dix criquets sont les insectes-totems du spectacle. À certains moments durant le spectacle, ils sont dotés de pattes amovibles, ce qui a pour effet de décupler leurs extrémités et donner l’impression qu’il y a une véritable invasion. « J’ai un faible pour ces personnages, dit-elle, parce que leur costume est sexy, graphique et vibrant. C’est aussi grâce au moulage du tissu du criquet que j’ai découvert la méthode de l’origami organique. »

Il y a aussi l’Étranger, bien sûr, le personnage hybride qui débarque au beau milieu de la communauté de OVO. L’Étranger est une mouche en habit d’époque qui ne révèle sa vraie nature qu’au moment où il s’entiche de la coccinelle. Après sa transformation, il porte un costume hérissé d’épines évoquant l’aspect poilu de la mouche. Sa forme longitudinale produit un contraste amusant avec la rondeur de la coccinelle.

L’évolution des espèces — Les sources d’inspiration

Les sources d’inspiration des costumes de OVO sont multiples. Liz Vandal s’est abreuvée à même le travail de certains grands couturiers, dont Pierre Cardin, qui privilégie les lignes graphiques et les formes géométriques. Elle s’est également inspirée des atours de la Renaissance, avec leurs crevés — des fentes aux manches qui laissent entrevoir la doublure.

Liz Vandal et les artisans de l’Atelier de costumes ont aussi exploité la technique de plissage permanent mise au point par le styliste japonais Issey Miyake, qui confère une certaine rigidité à la matière et crée un effet organique. « Nous avons poussé cette technique encore plus loin, poursuit-elle, en imprimant des couleurs sur les matières, par sublimation, et en laminant les tissus afin non seulement de les raidir, mais aussi de leur donner tantôt une brillance, tantôt un aspect métallique. »

Quelques faits saillants

  • Règle générale, les personnages ont deux variantes de costumes : un premier, plus léger et fonctionnel, pour leur numéro, et un second, plus étoffé, pour leur présence dans la communauté.
  • Les premiers exemplaires des costumes des criquets ont exigé 75 heures d’ouvrage chacun, compte tenu de leur complexité et du fait qu’il fallait les entoiler pour leur conférer une certaine rigidité, tout en préservant la souplesse et l’extensibilité des matières.
  • Une fois que les tissus des costumes ont été choisis et transformés, on s’est rendu compte, en consultant un livre sur la microphotographie des insectes, que les textures du corps des insectes étaient étonnamment similaires aux matières utilisées.