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Biographie

Francois Séguin

Scénographe

François Séguin a mené une solide carrière au théâtre et à l’opéra avant de se forger une réputation internationale enviable au cinéma.

Après avoir complété sa formation en scénographie au Collège Lionel-Groulx de Montréal en 1974, François Séguin fait ses premières armes au théâtre, frayant avec des figures emblématiques du milieu théâtral montréalais dont François Barbeau et André Brassard. Il travaillera notamment au Théâtre du Rideau-Vert, à la Nouvelle compagnie théâtrale, aux Grands Ballets Canadiens et au Théatre de Quat’Sous. C’est en 1976, avec la pièce Une amie d’enfance de Louis Saïa, qu’il se voit confier son premier mandat comme scénographe.

La carrière prolifique de François Séguin l’amènera à travailler au Canada et à l’étranger. Fidèle collaborateur depuis une dizaine d’années de François Girard, créateur et metteur en scène de ZED, il signe notamment, à l’opéra, la scénographie de l’oratorio contemporain Lost Objects, présenté à la Brooklyn Academy of Music, ainsi que du programme double Les sept péchés capitaux et Le vol de Lindberg de Kurt Weil, présenté à Lyon, à Édimbourg et à Wellington, en Nouvelle-Zélande.

François Séguin s’immisce dans le monde du cinéma au début des années 1980 en tant que concepteur des décors. Les films Soie (prix Jutra 2008 de la meilleure direction artistique) et Le violon rouge (1998), tous deux réalisés par François Girard, figurent parmi ses collaborations marquantes, qui comprennent également L’âge des ténèbres (2008), Les invasions barbares (2003), Afterglow (1997), Mrs. Parker and the Vicious Circle (1994), Love and Human Remains (1993), Léolo, Being At Home with Claude (1992) ainsi que Jésus de Montréal (1989).

À propos de sa démarche artistique, qui amalgame les diverses disciplines auxquelles il appartient, François Séguin affirme : « Lorsque j’aborde un projet de film, mon approche est plutôt théâtrale, tandis que j’utilise un langage plus cinématographique lorsque je conçois une scénographie pour la scène. »

« Pour établir le concept scénique de ZED, je suis parti d’une forme inspirée de l’astrolabe, explique le scénographe. J’ai aussi voulu habiter tout le cadre de scène, comme au cinéma. Au plan de l’esthétique, la scénographie évoque la Renaissance et l’ère de la mécanique. »