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« Le public dira : " Hmmm, ce n'est ni du cirque, ni de la danse, ni du théâtre". Si vous leur demandez qu'est-ce que c'est, il vous diront : "Je l'ignore. C'est impossible à décrire. Il faut le voir par soi-même ". »

Jacques Heim

Chorégraphe

Lorsque le chorégraphe Jacques Heim a appris que le Cirque du Soleil voulait lui proposer une collaboration, il a cru que c'était une erreur. Bien qu'il ait apprécié chaque spectacle du Cirque qu'il a vu – et il les a presque tous vus –, il n'aurait jamais pensé que cette entreprise et sa propre compagnie de danse aient pu faire bon ménage jusqu'à ce qu'on lui parle de KÀ.

Originaire de Paris, le jeune Jacques Heim s'installe à New York pour entreprendre des études spécialisées en théâtre au Middlebury College, dans l'état du Vermont. À la fin de ses études, il met le cap sur l'Angleterre où il étudiera la danse, puis revient aux États-Unis pour y fonder la célèbre compagnie de danse Diavolo.

Pour Jacques Heim, le lien qui unit Diavolo et KÀ réside dans le processus. « C'est pareil », dit-il, en signalant que les danseurs de Diavolo, tout comme la distribution de KÀ, doivent composer avec d'énormes structures architecturales et des accessoires en mouvement perpétuel. « Je travaille avec des acrobates, des danseurs et d'autres artistes en mouvement sur la scène. Nous ne faisons pas de cirque, mais nous travaillons continuellement avec des structures et des environnements architecturaux. Je ne suis peut-être pas familier avec le Cirque, mais j'ai l'habitude de ce genre de processus. »

Pour créer la chorégraphie du spectacle, Jacques Heim a dû allier la danse aux arts martiaux, aux marionnettes et aux projections.  « Il a fallu se faire la main, raconte-t-il. Il fallait parvenir à fusionner tous ces différents langages, toutes ces couches distinctes. Ça n'a pas été facile, mais je savais que nous y arriverions parce que Robert Lepage était notre metteur en scène. Sa vision nous mènerait à bon port. »