à propos de LOVE

Biographies des concepteurs

Guy Laliberté

Guide

"Le Cirque du Soleil est né autour du rêve tout simple d'une bande de jeunes amuseurs publics : nous voulions divertir le public, voyager et nous amuser."

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Guy Laliberté est né à Québec en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde, avec le soutien d'un noyau de complices, le premier cirque d'origine québécoise de réputation internationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent des amuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.

Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques qui caractérise le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l'équipe de concepteurs lors de la création de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque au rang des grandes disciplines artistiques.

Le Cirque du Soleil est aujourd'hui une entreprise internationale par la composition de son organisation, par ses influences et par l'étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve à la tête d'une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.

En octobre 2007, Guy Laliberté réalise son deuxième grand rêve : il crée la Fondation ONE DROP visant à contrer la pauvreté en favorisant l'accès durable à l'eau potable. Ce projet, qui s'inscrit au cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur la planète, est né des mêmes valeurs qui l'animent depuis les débuts du Cirque du Soleil : la conviction que ce que l'on donne à la vie nous revient et que chaque geste individuel peut faire toute la différence.

Prix et distinctions
En 2008, Guy Laliberté reçoit un doctorat honoris causa de l’Université Laval, à Québec. L’année précédente, Guy Laliberté est triple lauréat du Grand prix de l’entrepreneur d’Ernst & Young en remportant les honneurs des volets régional, national et international de ce prestigieux programme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale du Canada remet à Guy Laliberté l'insigne de l'Ordre du Canada, la plus haute distinction du pays. La même année, son nom figure au palmarès des cent personnes les plus influentes de Time Magazine. Guy Laliberté est également honoré par le groupe Condé Nast, en 2003, dans le cadre du Never Follow Program, un hommage aux créateurs et aux innovateurs. En 2001, il est nommé Grand Montréalais par l'Académie du même nom.  En 1997, Guy Laliberté reçoit l'Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.

 

Dominic Champagne

Metteur en scène et auteur du concept du spectacle

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Artiste polyvalent et prolifique, auteur de théâtre, metteur en scène et directeur artistique de sa propre compagnie, Dominic Champagne a marqué avec fougue l'univers culturel québécois avec plus d'une centaine de réalisations à la scène, au théâtre, à la télévision et… au cirque.

En 1992, avec ses complices du Théâtre il va sans dire, il bouscule le public avec le spectacle Cabaret Neiges noires, inspiré par le célèbre discours de Martin Luther King. Sa mise en scène débridée et festive intègre jeu, chanson et musique. Le texte, à la fois cynique, poétique, noir et comique, porte un regard critique sur l'époque.

En 1998, il dirige la mise en scène de Don Quichotte d'après Cervantes. Le spectacle attire des foules record au Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal. En 2000, il récidive en signant la mise en scène de L'Odyssée d'Homère, qui bat de nouveaux records d'assistance. Au théâtre, les autres créations de Dominic Champagne comprennent La caverne, L'asile, Lolita, La Cité Interdite et La répétition.

À la télévision, il a collaboré comme scénariste à la série Les grands procès. Il a également participé à la conception et à la mise en scène de plusieurs émissions de variétés dont Le plaisir croît avec l'usage, les Cérémonies d'ouverture des Jeux de la Francophonie, Tous unis contre le SIDA, les Spectacles de la fête nationale et La soirée des Masques.

L'excellence du travail de Dominic Champagne lui a mérité de nombreux prix et distinctions, dont le Prix de la critique pour le texte La répétition,  deux fois le Gémeau de la meilleure réalisation (en collaboration) pour L'Odyssée et Don Quichotte, le Gémeau du meilleur texte dramatique pour Aurore ainsi que le Masque du public et celui de la meilleure adaptation pour L'Odyssée.

LOVE marque la troisième collaboration de Dominic Champagne à un spectacle du Cirque du Soleil, après Varekai et ZUMANITY. La tâche de concevoir et de mettre en scène LOVE a été à la fois gratifiante et bourrée de défis pour Dominic Champagne. « Ce fut un honneur et un privilège d'être invité à diriger cette création », dit-il.

 

Gilles Ste-Croix

Guide artistique

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Lorsque Gilles Ste-Croix a annoncé à ses parents qu’il voulait se lancer dans le show-business, ils se sont exclamé : « N’importe quoi, mais pas ça! » Gilles Ste-Croix a grandi sur une ferme en Abitibi, mais il était résolu à ne pas y rester. Devenu un hippie et un saltimbanque, il a entrepris un voyage de quatre années sur la côte Ouest canadienne, où il est happé par la contre-culture. Il y vivait dans un réseau de communes, côtoyant d’autres jeunes qui voulaient transformer la société.

Gilles Ste-Croix a pourtant fait des efforts pour se conformer, s’enrôlant même dans un bureau d’architectes. Mais il savait que le monde des affaires tel qu’il était à l’époque ne lui convenait pas. Gilles Ste-Croix souligne que, durant son adolescence, il avait un ardent désir de réussir, mais aussi de divertir les gens. Son entrée dans le monde du show business s’est effectuée d’une manière tout à fait inusitée.

À la fin des années 1970, Gilles Ste-Croix vivait dans une commune à Victoriaville, au Québec, et cueillait des pommes dans un verger pour gagner de l’argent. Un jour, il a songé que ce serait beaucoup plus facile s’il fixait l’échelle à ses jambes : il a donc fabriqué sa première paire d’échasses. Un ami voyant l’échassier cueillant le fruit lui a alors parlé d’une troupe d’artistes au Vermont – le Bread and Puppet Theatre – qui présentaient des spectacles sur échasses. Intrigué, Gilles Ste-Croix est allé voir leur spectacle et s’est rendu compte que ses aptitudes de cueilleur de pommes pourraient fort bien être exportées dans le monde du divertissement!

En 1980, Gilles Ste-Croix, en compagnie d'une bande d'artistes de rue, fonde les Échassiers de Baie-Saint-Paul, à qui l'on doit l'organisation de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul. Ce rassemblement coloré d'amuseurs publics allait donner naissance au Cirque du Soleil, en 1984, sous la direction de Guy Laliberté.

En 1984 et en 1985, Gilles Ste-Croix conçoit et interprète de nombreux numéros d'échasses pour le Cirque du Soleil. En 1988, il en devient le directeur artistique tout en coordonnant la recherche de talents aux quatre coins du monde. De 1990 à 2000, il a été le directeur de la création de toutes les productions du Cirque du Soleil, soit Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Alegría, Mystère, Quidam, La Nouba, «O» et Dralion. En 1992, il a signé la mise en scène de Fascination, le premier spectacle du Cirque du Soleil présenté en aréna au Japon. Il met également en scène, en 1997, Pomp Duck and Circumstance, un cabaret-théâtre présenté en Allemagne.

Porté par son amour des chevaux, Gilles Ste-Croix décide, en 2000, de quitter le Cirque du Soleil afin de concrétiser un de ses grands rêves : créer un spectacle équestre. Il fonde sa propre entreprise. Entre mai 2001 et janvier 2003, son spectacle Cheval Théâtre, réunissant 30 chevaux et autant d'acrobates, a été présenté sous chapiteau dans dix villes en Amérique du Nord.

En décembre 2002, Gilles Ste-Croix revient au Cirque du Soleil pour assumer le rôle de vice-président de la création – développement de tous les nouveaux spectacles et projets au Cirque du Soleil . En juillet 2006, il devient vice-président principal – contenu créatif.

 

Chantal Tremblay

Directrice de création

« Mon rôle est de faire le grand écart entre différents aspects de la production: encadrer la démarche des concepteurs, les accompagner tout au long du processus de création et maintenir le cap sur l’intention créative du spectacle. »

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Chantal Tremblay n’en est pas à ses premières armes au Cirque du Soleil. À la fin des années 1980, alors qu’elle vivait à New York où elle évoluait dans le milieu de la danse, elle a été attirée par le spectacle de tournée Cirque réinventé, de passage dans cette ville. « J’ai été éblouie », s’exclame-t-elle. Elle décide aussitôt de se joindre au Cirque du Soleil et cette collaboration n’a jamais cessé depuis.

Après avoir participé comme danseuse à un projet au Cirque, Chantal Tremblay devient l’assistante de la chorégraphe Debra Brown, et met la main à la création du spectacle Mystère. Elle assure ensuite la coordination artistique d’Alegría pendant deux ans pour en devenir, en 1995, la directrice artistique. Durant cette période de grande effervescence, elle relèvera de nombreux défis, collaborant notamment au premier long métrage du Cirque du Soleil, Alegría… le film, réalisé par Franco Dragone, à la série télévisée Solstrom ainsi qu’à d’autres captations de spectacles pour la télévision.

Poursuivant sur sa lancée, Chantal Tremblay assume la direction artistique des spectacles La Nouba et Mystère. En 2002, elle seconde le metteur en scène à la conception d’un numéro spécial télédiffusé dans le cadre des Academy Awards®.

Chantal Tremblay a acquis son expérience et sa vision prospective « sur le tas ». Toujours encline à relever de nouveaux défis, elle a affiné sa connaissance de l’univers créatif du Cirque du Soleil au fil des années et des mandats, notamment à titre de directrice de création du spectacle LOVE.

Comme directrice de création de OVO, Chantal Tremblay assure le relais vital entre le producteur et l’équipe des concepteurs. Elle voit au respect du processus de création au quotidien, tout en veillant à ce que les concepteurs disposent des outils dont ils ont besoin pour mener le spectacle à bon port. S’acquitter de cette tâche à la fois créative et technique requiert une compréhension des objectifs du projet et de ses enjeux, mais aussi une connaissance approfondie des façons de faire du Cirque du Soleil.

Mettant à contribution les acquis d’une expérience riche et diversifiée, Chantal Tremblay conjugue son expérience comme directrice artistique, sa grande sensibilité et ses aptitudes organisationnelles pour accomplir sa tâche de main de maître. Sa solide feuille de route fait d’elle un membre clé de l’équipe de concepteurs, tant sur le plan créatif qu’organisationnel.

 

Jean Rabasse

Scénographe et concepteur du théâtre

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Après Corteo, la scénographie de LOVE marque la deuxième collaboration de Jean Rabasse à un spectacle du Cirque du Soleil.

Jean Rabasse s'est taillé une réputation enviable dans le monde du cinéma, du théâtre et de la danse comme scénographe et chef décorateur. Pendant une dizaine d'années, il a signé la scénographie des spectacles de DCA, la compagnie de danse du chorégraphe Philippe Decouflé.

Finaliste aux Oscars en 2001 pour ses somptueux décors dans le film Vatel de Roland Joffé, Jean Rabasse remporte le César du meilleur chef décorateur pour ce même film et pour sa collaboration aux longs métrages Delicatessen et La Cité des enfants perdus de Caro et Jeunet. Son nom apparaît au générique d'autres films tels qu' Astérix, de Claude Zidi, The Dreamers, de Bernardo Bertolucci, Vidocq, de Pitof et The Statement, du réalisateur canadien Norman Jewison.

Artiste polyvalent, Jean Rabasse réinvente le métissage des formes. « Je ne fais pas de distinction entre les disciplines dans lesquelles je travaille. Au cinéma, je ramène toujours des effets théâtraux, qui donnent de l'âme au film. Au théâtre, j'utilise des éléments cinématographiques. »

« Ce qui me définit comme scénographe, c'est le souci constant du détail : couleurs, patine, textures… Je suis très méticuleux, avoue Jean Rabasse. Puis j'aime brouiller les pistes, ne jamais faire deux fois la même chose. »

Le travail de scénographie de LOVE a commencé avec la conception du théâtre de l'hôtel The Mirage à Las Vegas. De l'ancien théâtre à l'italienne qui abritait le spectacle de Sigfried & Roy, il ne reste plus que les quatre murs, une nouvelle scène en forme d'étoile ayant été placée au beau milieu du public dans une configuration à 360 degrés. L'objectif du scénographe était de permettre aux spectateurs de vivre une expérience intime, profonde et immersive en rapprochant le plus possible le public des artistes, recréant ainsi l'intimité d'un spectacle sous chapiteau.

Le concept du théâtre et la scénographie sont conçus pour émouvoir le public. « Ce spectacle est une grande évocation de l'univers des Beatles, affirme Jean Rabasse. Je me suis donné pour objectif de permettre aux spectateurs de retrouver une émotion d'enfant, enrichie par des techniques de scénographies simples et efficaces et une musique sublime. »

Jean Rabasse est né en 1961, à Tlemcen, en Algérie.

 

Philippe Guilottel

Concepteur des costumes

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Philippe Guillotel a commencé à créer et à fabriquer des costumes dès l’âge de huit ans. À la première occasion, il a étudié le dessin, la coupe et la couture dans diverses écoles parisiennes. Après avoir côtoyé le milieu de la mode pendant une dizaine d’années comme styliste, il découvre la danse et sa véritable voie : le costume et le mouvement.

La griffe de Philippe Guillotel est associée aux œuvres de réalisateurs et de metteurs en scène français parmi les plus réputés. Fidèle collaborateur du chorégraphe Philippe Decouflé depuis 1985, il a signé les costumes de plusieurs de ses créations, dont les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992, les cérémonies d’ouverture du Festival de Cannes en 1997 et Tricodex, une œuvre multimédia pour le vénérable Ballet de l’Opéra de Lyon, en 2003. Entre 2001 et 2005, ses créations figurent dans quatre ballets, dont La belle au bois dormant pour les Ballets de Monte Carlo.

Au cinéma, Philippe Guillotel a réalisé les costumes exubérants du film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, pour lesquels il a récolté le César des meilleurs costumes en 2003. Il a également créé les costumes des films Doggy Bag et À la mode.

Philippe Guillotel a également imprimé sa marque dans le monde du spectacle et de la musique, créant les costumes de la comédie musicale Starmania en 1995 dont le compositeur et réalisateur canadien Lewis Furey signait la mise en scène. Philippe conçoit aussi les costumes des vidéoclips d’auteurs-compositeurs tels que Julien Clerc et Alain Souchon.

Avec LOVE, Philippe Guillotel collabore pour la première fois à un spectacle du Cirque du Soleil. « Le Cirque du Soleil possède le plus grand atelier de costumes artisanal du monde, témoigne-t-il. L’envergure de l’atelier donne aux créateurs la permission de porter leur délire un peu plus loin que d’habitude. »

Pour créer les costumes de LOVE, Philippe Guillotel a cherché à faire revivre, sous toutes ses coutures, l’époque des Beatles, sans pour autant simplement reproduire la mode du temps. Il a donc choisi d’arrimer sa démarche à celle des Beatles. « On a voulu honorer la créativité des Beatles, dit-il. Il fallait donc être aussi créatifs qu’eux. »

Philippe Guillotel est né en 1955, à Paris.

 

Jonathan Deans

Concepteur sonore

« Lorsqu'il n'est pas structuré, le son n'est que du bruit.»

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Jonathan Deans, l'un des concepteurs de son les plus sollicités dans le monde du théâtre musical, signe, avec OVO, la conception sonore de son douzième spectacle du Cirque du Soleil. Celui qui a façonné les ambiances sonores de Saltimbanco, Mystère, Zumanity, «O», La Nouba, KÀ, Corteo, LOVE, KOOZA, Wintuk et CRISS ANGEL Believe est stimulé par la démarche de création évolutive « work-in-progress » du Cirque du Soleil et par l'étroite collaboration qui se noue au sein de l'équipe de créateurs.

Acteur dès la tendre enfance, Jonathan Deans éprouve une fascination pour l'électronique et le son. C'est à l'âge de 15 ans, foulant déjà les planches avec la Royal Shakespeare Company comme acteur, qu'il mettra son intérêt pour le son au service du théâtre. Après un périple de plusieurs années comme ingénieur du son dans le milieu de la musique, notamment chez Morgan Studios où il frayera avec des artistes de renom tels que Cat Stevens, Paul Simon et Rick Wakeman, il renoue avec le théâtre, notamment au Royal Opera House et au Covent Garden. Il se voit ensuite confier le mixage sonore de la comédie musicale A Chorus Line. Un succès n'attendant pas l'autre, il devient chef mixeur de son pour une douzaine de productions, dont Evita, Cats, Best Little Whorehouse et The Sound of Music.

Le succès de Jonathan Deans à titre de chef mixeur de son venant aux oreilles des producteurs du « West End », il devient concepteur de son pour la comédie musicale Marilyn. S'ensuivront, entre autres, Time, Les Misérables et Mutiny, puis Ragtime, Fosse, King David, Damn Yankees, Taboo, Brooklyn, Lestat, Pirate Queen et Young Frankenstein sur Broadway.

Ses diverses réalisations comme concepteur de son lui ont valu de nombreux prix. En 1998 notamment, au moment où il mettait au point l'environnement sonore de La Nouba, Jonathan Deans a reçu le Entertainment Design Award de la production de l'année pour sa contribution au spectacle «O».

Pour Jonathan Deans, les spectacles permanents et les spectacles de tournée sont deux mondes distincts au plan sonore. « Les aspects techniques sont différents, explique-t-il, mais l’expérience sonore, les idées, le jeu de textures et la superposition de sons et de musique sont identiques.

 

Yves Aucoin

Concepteur des éclairages

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Les tableaux de lumière du concepteur des éclairages Yves Aucoin ont fait le tour de la planète. Il a frayé avec les grands de la scène musicale rock, collaborant notamment à tous les spectacles de Céline Dion depuis 1989. Roch Voisine, Garou et Julio Iglesias ont fait appel aux talents lumineux d'Yves Aucoin, qui a aussi collaboré avec Elton John et Gloria Estefan en tant que conseiller à l'éclairage.

Le milieu du théâtre musical connaît Yves Aucoin pour sa contribution à Grease, Romeo and Juliet, Elvis Story et La Cage aux Folles. Il a braqué ses projecteurs sur les spectacles d'Alain Choquette, les galas en français et en anglais du Festival Juste pour rire à Montréal ainsi que le one-man-show d'André-Philippe Gagnon à Las Vegas.

La feuille de route d'Yves Aucoin comprend aussi des productions télévisuelles telles que le gala annuel des Prix du Gouverneur général du Canada, de 1992 à 1994, ainsi que les galas de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ,) de 1998 à 2000. Accumulant les accolades, il est nommé « concepteur des éclairages de l'année » par l'ADISQ en 2000 et en 2001, et se voit décerner le Félix pour la conception des éclairages de l'année en 1999 (Grease), en 1995 (Chaud 95 de Roch Voisine) et en 1990 (Kashtin de Kashtin).

LOVE marque la première collaboration d'Yves Aucoin avec le Cirque du Soleil . La configuration de la scène à 360 degrés a posé de nombreux défis techniques pour le concepteur. « Selon le point de vue, l'éclairage frontal de l'un devient l'éclairage à contre-jour de l'autre. Et tout doit être réalisé selon les normes de qualité élevées que le Cirque a établies pour chacun de ses spectacles. » Mais Yves Aucoin est bien outillé pour livrer la marchandise : « J'exploite les nouvelles technologies, notamment les projecteurs automatisés; j'aime les sources fortes et les éclairages puissants. Avec LOVE, je compte réaliser ma plus belle œuvre. »

Yves Aucoin est né en 1964, aux Îles-de-la-Madeleine.

 

Francis Laporte

Concepteur des images et des projections

« En art dramatique, je posais sur le spectacle un regard de réalisateur. En vidéo, par contre, j’avais une approche plutôt théâtrale. Comme concepteur vidéo pour des spectacles vivants, je travaille enfin à amalgamer ces différents médias. »

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Francis Laporte appartient à cette nouvelle génération de créateurs qui intègrent les technologies numériques de production et de projection vidéo aux formes plus traditionnelles du spectacle vivant. Depuis la fin de ses études universitaires en 1992, il a signé une vingtaine de projets d’intégration de la vidéo aux arts de la scène, principalement au théâtre. Parmi ses collaborations marquantes, on retrouve la conception vidéo de l’adaptation théâtrale de L’Odyssée d’Homère, mise en scène par Dominic Champagne. Il réalise également des performances et des installations, seul ou en collaboration.

Le travail de concepteur des projections permet à Francis Laporte de mettre à contribution les acquis d’une formation diversifiée. Après des études collégiales en communications et en art dramatique, il poursuit en théâtre à l’Université du Québec, où il se spécialise en mise en scène et en scénographie. Son attrait pour les images le conduit ensuite à étudier en production vidéo et multimédia. « En art dramatique, je posais sur le spectacle un regard de réalisateur, explique t-il. En vidéo, par contre, j’avais une approche plutôt théâtrale. Comme concepteur vidéo pour des spectacles vivants, je travaille enfin à amalgamer ces différents médias ».

Francis Laporte réalise également des images pour des événements télévisuels tels que l’ouverture des Jeux de la francophonie et La soirée des Jutra. En 2003-2004, il a développé le concept visuel du spectacle de Eros Ramazzotti, mis en scène par Serge Denoncourt. Par la suite, il a signé la scénographie et la conception visuelle de la Symphonie fantastique de Berlioz, présentée au Disney Concert Hall, à Los Angeles. Il a également fait la mise en scène de concerts, dont les spectacles de la chanteuse et violoncelliste Jorane et de l’auteur-compositeur québécois Stefie Shock.

Pour le Cirque du Soleil, Francis Laporte a créé, en 1999, l’ouverture multimédia du spectacle Dralion. Mais c’est avec Varekai que le Cirque intègre pour la première fois ce nouveau langage artistique à l’ensemble d’un spectacle, expérience qu’il poussera encore plus loin dans LOVE, Wintuk et, maintenant, CRISS ANGEL Believe. « Au Cirque du Soleil, nous avons la très grande chance d’être dans un univers où on n’aborde pas les choses sous l’angle de la contrainte mais plutôt avec une volonté commune de voir jusqu’à quel point on peut repousser les limites », dit-il.

« Au plan visuel, mon rôle est de donner de la dimension, de la perspective et de la profondeur à l’univers de CRISS ANGEL Believe, explique Francis Laporte. Les projections contribuent à façonner les diverses ambiances à saveur ‘gothiquo-victorienne’ du spectacle. Le mystérieux se mélange au grandiose, l’insolite au sublime. L’idée centrale du concept des projections est de jouer avec nos perceptions, de créer une sorte de dialogue entre le réel et le virtuel ludique. »

 

Dave St-Pierre

Chorégraphe

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Les critiques et le milieu de la danse contemporaine au Québec qualifient Dave St-Pierre « d’enfant terrible » de la danse, ce qu’il n’admet pas d’emblée. « Je ne comprends pas pourquoi on parle de moi en ces termes puisque c’est un film de Fred Astaire que j’ai vu à l’âge de cinq ans qui m’a donné le coup de foudre pour la danse ! »

Depuis lors, le très audacieux danseur et chorégraphe a accumulé une impressionnante feuille de route, notamment avec Brouhaha Danse, de 1990 à 1996. Il dansera ensuite auprès de plusieurs chorégraphes québécois, dont Harold Rhéaume, Daniel Léveillé, Jean-Pierre Perrault, Estelle Clareton, Pierre-Paul Savoie et Alain Francœur, parcourant le Canada, les États-Unis et l’Europe.

Dave St-Pierre foule les planches dans plusieurs créations telles que Amour, Acide et noix et La Pudeur des icebergs, de Daniel Léveillé, ainsi que la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Au cinéma, il participe à deux productions de Cinéquanon Film, dont L’enfant de la musique, dans lequel il incarne Mozart, le rôle principal.

Il crée plusieurs pièces chorégraphiques, mais c’est avec La pornographie des âmes, en 2004, que Dave St-Pierre fait sa marque. La pièce, présentée 5 fois à Montréal devant plus de 2 000 personnes (un événement sans précédent dans le milieu de la danse contemporaine) remporte le prix du Meilleur spectacle 2004 à Francfort. La pornographie des âmes a également été présentée en Europe à Munich, Berlin, Salzbourg, Wolfsburg et Amsterdam. En 2004-2005, Dave St-Pierre est nommé personnalité de l’année par Radio-Canada, les médias québécois le Mirror, The Gazette, le ICI, La Presse et Le Devoir ainsi que le magazine allemand BALLETANZ.

On a pu voir le travail chorégraphique de Dave dans plusieurs pièces de théâtre à Montréal, dont Le traitement, mise en scène par Claude Poissant à l’Espace Go en 2005. Brigitte Poupart l’approche pour travailler sur son spectacle Cérémonials et Le Théâtre du Nouveau Monde fait appel à lui pour signer la direction de mouvement dans le classique La Tempête, mis en scène par Victor Pilon et Michel Lemieux.

LOVE marque sa troisième collaboration avec le Cirque du Soleil . En 2004, il signe la chorégraphie du méga-spectacle Soleil de Minuit, présenté à plus de 200 000 personnes dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Au cours de la même année, il remanie certaines sections chorégraphiques du spectacle ZUMANITY.

Pour la création de LOVE, Dave St-Pierre a travaillé en étroite collaboration avec les interprètes. « Ils sont les catalyseurs d’une danse hétéroclite et singulière, explique-t-il. Chacun apporte son énergie et son style. Je leur donne un pouvoir de création pour que la danse soit à leur image, une image qui reflète leur unicité, leur genre, leur vie. Mon travail est de faire ressortir le meilleur de chacun, de les voir tout en force et en vulnérabilité. »

Dave St-Pierre est né en 1974, à St-Jérôme, au Québec.

 

Hansel Cereza

Chorégraphe

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Le chorégraphe, directeur artistique et comédien catalan Hansel Cereza s’est taillé une place unique dans le monde du théâtre en Espagne, une réputation dont l’écho s’est propagé en Europe et jusqu’en Amérique.

En 1981, il est cofondateur de La Fura dels Baus, une troupe de théâtre avant-gardiste dont la vision novatrice du spectacle se manifeste à travers des créations de grand format et un langage viscéral, direct. La fusion des techniques et des disciplines (théâtre, danse et opéra) définit le « langage furero ». Depuis ses tout débuts, la compagnie est devenue un groupe culte, suivie par des milliers d’adeptes partout en Europe.

Avec la Fura, il produit les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 ainsi que des méga-spectacles pour le compte d’entreprises privées. Depuis son départ de la Fura en 2000, Hansel Cereza a signé la scénographie de spectacles et d’événements privés, dont la comédie musicale Jesus Christ Superstar, à Mexico. Aussi prolifique dans le monde de la danse, il a créé une performance de flamenco pour le film Muerte en Granada et mis en scène le spectacle Poème de Vicente Amigo pour la compagnie nationale de ballet d’Espagne.

Hansel Cereza partage le rôle de chorégraphe de LOVE avec Dave St-Pierre. « Afin de créer des numéros de danse pour des non spécialistes, j’ai d’abord établi une relation étroite avec chacun des artistes, appris à connaître leurs forces mais aussi leurs inquiétudes. Cela m’a permis d’exploiter au maximum l’amplitude de leurs mouvements et de créer des numéros qui mettent en valeur leur force physique. »

Hansel Cereza est né en 1957, à Barcelone.

 

Guy St-Amour

Concepteur de l’équipement et des gréements acrobatiques

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Guy St-Amour contribue au milieu des arts de la scène depuis plus de 30 ans. Il a fait son entrée dans le domaine comme technicien en 1975 et a collaboré à un nombre impressionnant de productions théâtrales, cinématographiques, télévisuelles et circassiennes. Ses talents ont été mis à contribution dans le cadre du jubilé de la Reine d’Angleterre au Canada, en 2002, et du gala du centenaire du lieutenant-gouverneur, A Celebration of the Arts, à Saskatoon, en 2005.

Occupant divers postes de direction technique au Cirque du Soleil de 1984 à 1995, Guy St-Amour figure parmi les pionniers qui ont marqué les débuts de l’entreprise. Il a participé à la conception de systèmes d’accrochage de numéros aériens, d‘effets spéciaux ainsi que d’équipement acrobatique et scénographique. Dès 1984, il s’intéresse à la sonorisation et réalise la conception sonore du spectacle Nouvelle Expérience en 1989. Entre 1989 et 1995, il signe la conception, la réalisation et l’installation de chapiteaux pour les tournées nord-américaine et européenne. Au début des années 2000, il conçoit le chapiteau et les gradins du spectacle équestre Cheval Théâtre de Gilles Ste-Croix.

Guy St-Amour fonde son entreprise de consultation en 1987. Il participe à divers événements et projets d’envergure dont l’Expo 98 au Portugal, le Casino de Montréal, l’Office national du film, le Festival Juste pour rire, l’Opéra de Montréal (Carmen sous les étoiles) ainsi que le Festival international de jazz de Montréal. Parallèlement, il s’engage à fond dans la formation de la relève technique québécoise à titre d’enseignant et de formateur, notamment à l’École nationale de théâtre, à l’École nationale de cirque et à En piste (le regroupement national des arts du cirque de Montréal).

LOVE marque le retour de Guy St-Amour au Cirque du Soleil et sa première collaboration à un spectacle à titre de concepteur. Il souligne que l’approche créative de LOVE est particulière puisque les appareils acrobatiques et le décor ne font qu’un. « Il faut faire preuve d’une grande rigueur dans tout ce qui touche la sécurité des artistes, explique-t-il. Chaque détail est significatif. » De plus, la synchronisation et le minutage très précis des numéros, qui sont exécutés sur des pièces musicales d’une durée fixe, rendent le travail fort complexe. « C’est un effort collectif, ajoute-t-il. Nous visons le raffinement technique et esthétique des appareils acrobatiques, tout en maximisant la performance, le confort et la sécurité de nos artistes ».

Guy St-Amour est né en 1959, à Montréal.

 

Daniel Cola

Concepteur des numéros acrobatiques

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Acrobate virtuose, Daniel Cola vient du monde du trampoline, une discipline perçue, à ses débuts, comme un sport plutôt qu’un art du cirque. Membre de l’équipe nationale française de trampoline de 1978 à 1984, il a décroché un titre mondial en 1982. Ses voyages l’ont mené à Sea World, en Floride, où il expérimente pour la première fois avec des éléments circassiens. De retour en France, il apprend que le Cirque du Soleil est à la recherche d’un numéro de trampoline pour son spectacle Mystère. Il est choisi. Son expérience au Cirque lui permettra de découvrir d’autres disciplines des arts du cirque, dont la planche sautoire et les mâts chinois.

Daniel Cola s’est donc enrôlé au Cirque du Soleil en 1993 comme artiste spécialiste de trampoline dans le spectacle Mystère. Daniel Cola a toujours su que sa carrière graviterait autour de ses premières amours : l’acrobatie et la performance. « À 16 ans, mon but était de créer des spectacles avec le trampoline », explique-t-il.

En raison de problèmes de dos, Daniel Cola abandonne la performance acrobatique pour se consacrer au jeu d’acteur dans Alegría, expérience qui le mènera en Asie et en Europe pendant deux années. En 1998, il créera son premier numéro de trampoline pour La Nouba à titre d’entraîneur. Il sera coordonnateur artistique sur ce spectacle jusqu’en 2004.

Le Cirque du Soleil lui propose alors de créer les numéros acrobatiques de LOVE, dont un numéro où les artistes bondissent sur des surfaces à 90 degrés de la scène.

« Je suis un fan des Beatles depuis que j’ai 14 ans, raconte Daniel Cola. LOVE est l’occasion de transposer la folie et l’insouciance de la jeunesse des années soixante aux jeunes d’aujourd’hui, non seulement au moyen de l’acrobatie, mais aussi des sports extrêmes comme le patin à roues alignées », une première au Cirque du Soleil. Un défi de taille, compte tenu du jeune âge des artistes : « Il a fallu façonner leur talent, raconte-t-il, adapter leurs aptitudes naturelles aux exigences quotidiennes des répétitions et des représentations fixes. Petit à petit, ils se sont métamorphosés en véritables artistes. »

« Pour moi, LOVE est un rêve qui se réalise », confie Daniel Cola. Ce qui touche les gens, ce n’est plus autant de multiplier les prouesses, mais d’exprimer une émotion. C’est un peu l’histoire de mon parcours. »

Daniel Cola est né en 1962, à Asnières, en France.

 

Nathalie Gagné

Conceptrice des maquillages

« Au Cirque du Soleil, le maquillage forge, avec les costumes, l’identité de chacun des personnages. J’aime bien que chaque artiste soit fier de cette deuxième personnalité issue du maquillage. »

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Depuis son adolescence, Nathalie Gagné est fascinée par le maquillage et par son influence sur le travail de l’acteur. « C’est le reflet de l’âme des personnages », dit-elle en notant également que les maquillages sont « la baguette magique qui enlève les inhibitions ». Après ses études en production théâtrale au Cégep de Saint-Hyacinthe, au Québec, elle a été une des premières diplômées de la filiale montréalaise de la célèbre école de maquillage parisienne Christian Chauveau.

Avant de se joindre au Cirque du Soleil, Nathalie Gagné a travaillé dans les domaines du théâtre, du cinéma et de la télévision. À deux reprises, elle a été mise en nomination pour le Gémeau des meilleurs maquillages, toutes catégories, décerné par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.

De plus en plus, Nathalie Gagné cherche à associer les artistes à la création de leur physionomie scénique. « Les acrobates, contrairement aux acteurs, sont peu habitués à observer leur visage. Une de mes préoccupations est de les amener à le faire et à trouver, en eux et avec eux, des lignes de force qui serviront à construire leur personnage », dit celle qui a créé, depuis 1995, plus de 200 concepts de maquillage au Cirque du Soleil. Ses concepts définitifs ont été choisis parmi plus de 2 000 esquisses.

Nathalie Gagné a réalisé les nouveaux concepts de maquillage des spectacles Mystère, Alegría et Saltimbanco, qui l’ont amenée à travailler avec Franco Dragone à la mise en scène et avec Dominique Lemieux aux costumes. Après Quidam, «O», La Nouba, Varekai, Zumanity, KÀ, Corteo, DELIRIUM, LOVE et ZAIA, elle participe pour la onzième fois à la conception d’un spectacle du Cirque du Soleil.

Nathalie Gagné est également responsable du respect des concepts de maquillage qui portent sa signature. Comme ces concepts sont réalisés par les artistes eux-mêmes, des ateliers de maquillage sont maintenant intégrés à la formation générale offerte à tous les artistes du Cirque du Soleil. En plus d’apprendre à chaque artiste à réaliser son propre maquillage, Nathalie Gagné rédige à leur intention un guide d’application « étape par étape ».

Avec CRISS ANGEL Believe™, Nathalie Gagné renoue avec Serge Denoncourt, le metteur en scène qui lui a donné sa première chance comme conceptrice des maquillages au théâtre. « Pour camper les personnages très étoffés de CRISS ANGEL Believe, on a travaillé comme au cinéma, en construisant ensemble – concepteurs et artistes – chacun des personnages, raconte Nathalie Gagné. En mariant les costumes et les projections aux maquillages, on a voulu créer un univers déjanté mais parfaitement crédible. On a voulu transformer l’improbable en vraisemblable. »

Nathalie Gagné est née en 1963 à Trois-Pistoles, au Québec.

 

Patricia Ruel

Scénographe et conceptrice des accessoires et de l'aspect visuel des marionnettes

« Je crois au métissage des idées. C’est en se nourrissant entre concepteurs – en partageant le fruit de nos recherches individuelles – qu’on parvient à sortir des sentiers battus. »

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Patricia Ruel – scénographe et conceptrice des accessoires de Wintuk, dont elle signe également les aspects visuels des marionnettes – a contribué au succès d’une myriade de pièces de théâtre, d’émissions de télévision, de cérémonies et d’événements spéciaux. Diplômée en scénographie en 1998 du Collège Lionel-Groulx au Québec, elle compte plus de 50 productions à son actif comme conceptrice d’accessoires et une douzaine en tant que scénographe.

Patricia Ruel s’est mérité à deux reprises le prix du Théâtre Denise-Pelletier : en 2003, pour la scénographie de la pièce Révizor, mis en scène par Reynald Robinson, et en 2004, pour la production Edmond Dantès, mise en scène par Robert Bellefeuille. Cette même année, elle signe les accessoires du spectacle KÀ, mis en scène par Robert Lepage, avec qui elle collabore également aux opéras 1984 (Londres, 2005) et The Rake’s Progress (Bruxelles, 2007).

Patricia Ruel a également collaboré avec le Cirque du Soleil à titre de conceptrice des accessoires pour Réflexions de bleu – spectacle présenté en 2005 dans le cadre des cérémonies d’ouverture des XIę championnats du monde de sports aquatiques FINA – The Beatles LOVE (2006), sous la direction de Dominic Champagne et pour la prestation d’avant-match du 41e Super Bowl en 2007.

Wintuk marque donc la cinquième collaboration de Patricia Ruel à une production du Cirque du Soleil, sa première à titre de scénographe. C’est aussi sa dixième collaboration avec Fernand Rainville, le directeur de création de Wintuk, qui a notamment mis en scène les pièces Août, un repas à la campagne de Jean-Marc Dalpé et Glengarry Glen Ross de David Mamet, dont elle a assuré la scénographie.

Pour Patricia Ruel, le thème de l’hiver de Wintuk représente un nouveau défi. « Au Québec, nous sommes habitués au froid et aux tempêtes de neige, raconte-t-elle. Mais je n’ai jamais eu l’occasion d’aborder cette thématique au théâtre. La brillance et le chatoiement de la neige, la luminosité hivernale, m’ont permis d’explorer un tout nouveau vocabulaire esthétique. L’omniprésence du blanc a posé des défis bien particuliers non seulement au plan de la scénographie, mais aussi des éclairages et de la vidéo. Le thème de l’hiver a donné naissance à de nouveaux concepts et m’a incitée à explorer de nouvelles matières et des textures inédites. »

Patricia Ruel est née en 1977 à Ste-Thérèse, au Québec.

 

Michael Curry

Concepteur des accessoires et des marionnettes (Chiens et Oiseaux)

« L'art des marionnettes n'est pas le terme exact pour décrire mon travail. Il faudrait plutôt parler d'une fusion entre l'art des marionnettes, la création de costumes et la scénographie. Je définirais plus mes créations comme des costumes structurels. »

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Michael Curry est l'un des plus célèbres designers au monde dans le domaine de la scénographie. Il a entrepris des mandats en développement conceptuel et technique, collaborant avec certaines des plus importantes entreprises artistiques et sociétés de divertissement, telles que le Metropolitan Opera, le Royal National Theatre de Londres, Disney Theatrical Productions, le Los Angeles Opera et Universal Pictures.

Michael Curry a accumulé de nombreuses distinctions pour ses marionnettes et ses costumes innovateurs, notamment sur Broadway et dans le cadre de cérémonies de Jeux olympiques. Par l'entremise de sa propre compagnie, il a donné vie à des personnages tridimensionnels vus aux quatre coins du monde, dont les cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques de 1996 et de 2002, au Superbowl 2000 ainsi que lors de l'événement du millénaire « Time Square 2000 » à New York.

Michael Curry a collaboré à plusieurs opéras et productions théâtrales avec la réalisatrice, scénariste et productrice américaine Julie Taymor, travail qui lui a mérité le prix Drama Desk en 1998 pour l'excellence en conception de marionnettes dans la comédie musicale The Lion King. En 2005, il a collaboré à deux opéras avec William Friedkin (le réalisateur de L'exorciste), Bluebeard's Castle et Ariadne auf Naxos.

La première collaboration de Michael Curry avec le Cirque du Soleil remonte au spectacle KÀ, conçu et mis en scène par Robert Lepage. « J'ai beaucoup apprécié travailler dans un cadre où les créateurs peuvent tirer le maximum de leurs disciplines respectives, dit-il. Le Cirque du Soleil fait preuve d'une patience et d'une bienveillance absolues dans son appui aux disciplines artistiques. » Pour The Beatles LOVE, il a créé une série de marionnettes de grand format symbolisant les personnages des chansons des Beatles et les événements marquants de leur carrière.

Depuis LOVE, Michael Curry a collaboré à un opéra de Robert Lepage (l'Opéra de Paris), à un opéra de William Friedkin (La Scala de Milan) ainsi qu'à une production de Spider Man, mise en scène par Julie Taymor avec la musique de Bono et Edge.

« Les marionnettes habitées de Wintuk, fusion totale entre forme et fonction, elles ont été conçues pour permettre aux acrobates d'habiter corps et âme les animaux qu'ils incarnent », explique le concepteur des marionnettes.

Michael Curry est né en 1958 en Oregon, aux États-Unis.

 

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