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à propos de LOVE

Biographies des concepteurs

Guy Laliberté

Fondateur

"Le Cirque du Soleil est né autour du rêve tout simple d'une bande de jeunes amuseurs publics : nous voulions divertir le public, voyager et nous amuser."

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Guy Laliberté est né à Québec en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde, avec le soutien d'un noyau de complices, le premier cirque d’origine québécoise de réputation internationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent des amuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.

Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques qui caractérise le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l’équipe de concepteurs lors de la création de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque au rang des grandes disciplines artistiques.

Le Cirque du Soleil est aujourd’hui une entreprise internationale par la composition de son organisation, par ses influences et par l’étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve à la tête d’une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.

En octobre 2007, Guy Laliberté réalise un deuxième grand rêve : il crée la Fondation ONE DROP visant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable. Ce projet, qui s’inscrit au cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur la planète, est né des mêmes valeurs qui l’animent depuis les débuts du Cirque du Soleil : la conviction que ce que l’on donne à la vie nous revient et que chaque geste individuel peut faire toute la différence.

En septembre 2009, Guy Laliberté est devenu le premier explorateur privé canadien de l’espace. Sa mission avait pour but de sensibiliser l’humanité aux questions liées à l’eau sur la planète. Sous le thème L’eau pour tous, tous pour l’eau, cette première mission sociale et poétique dans l’espace visait à sensibiliser le public au moyen d’une approche artistique : une émission spéciale de 120 minutes diffusée sur le Web regroupant diverses prestations artistiques dans 14 villes sur cinq continents incluant la Station spatiale internationale.

Principaux prix et distinctions
En 2011, Guy Laliberté est intronisé au temple de la renommée de l’entreprise canadienne. Le célèbre Hollywood Walk of Fame consacre une de ses prestigieuses étoiles à Guy Laliberté en 2010. La même année, l’Ordre de la Pléiade du gouvernement du Québec élève Guy Laliberté au grade d’Officier, l’ayant fait Chevalier six ans plus tôt. En 2008, Guy reçoit un doctorat honoris causa de l’Université Laval, à Québec. L’année précédente, il est triple lauréat du Grand prix de l’entrepreneur d’Ernst & Young en remportant les honneurs des volets régional, national et international de ce prestigieux programme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale du Canada remet à Guy Laliberté l’insigne de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction du pays. La même année, son nom figure au palmarès des cent personnes les plus influentes de Time Magazine. Guy Laliberté est également honoré par le groupe Condé Nast, en 2003, dans le cadre du Never Follow Program, un hommage aux créateurs et aux innovateurs. En 2001, il est nommé Grand Montréalais par l’Académie du même nom.  En 1997, Guy Laliberté reçoit l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.


 

Autres prix et distinctions

2009
Lifetime Achievement Award  décerné par  l’Association canadienne du marketing (Canada)

2002
Intronisation au Canada’s Walk of Fame

1998
Visionary Award décerné par l’American Craft Museum (maintenant le Museum of Arts & Design à New York)

1996
Prix Vision nouvelle reçu au 43e Gala du Commerce (Québec)

1988
Personnalité de l’année, Gala Excellence La Presse (Québec)

1988
Entrepreneur de l’année décerné par le magazine Les Affaires (Québec)

 

Dominic Champagne

Metteur en scène et auteur du concept original (LOVE)

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Artiste polyvalent et prolifique, auteur de théâtre, metteur en scène et directeur artistique de sa propre compagnie, Dominic Champagne a marqué avec fougue l'univers culturel québécois avec plus d'une centaine de réalisations à la scène, au théâtre, à la télévision et… au cirque.

En 1992, avec ses complices du Théâtre il va sans dire, il bouscule le public avec le spectacle Cabaret Neiges noires, inspiré par le célèbre discours de Martin Luther King. Sa mise en scène débridée et festive intègre jeu, chanson et musique. Le texte, à la fois cynique, poétique, noir et comique, porte un regard critique sur l'époque.

En 1998, il dirige la mise en scène de Don Quichotte d'après Cervantes. Le spectacle attire des foules record au Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal. En 2000, il récidive en signant la mise en scène de L'Odyssée d'Homère, qui bat de nouveaux records d'assistance. Au théâtre, les autres créations de Dominic Champagne comprennent La caverne, L'asile, Lolita, La Cité Interdite et La répétition.

À la télévision, il a collaboré comme scénariste à la série Les grands procès. Il a également participé à la conception et à la mise en scène de plusieurs émissions de variétés dont Le plaisir croît avec l'usage, les Cérémonies d'ouverture des Jeux de la Francophonie, Tous unis contre le SIDA, les Spectacles de la fête nationale et La soirée des Masques.

L'excellence du travail de Dominic Champagne lui a mérité de nombreux prix et distinctions, dont le Prix de la critique pour le texte La répétition,  deux fois le Gémeau de la meilleure réalisation (en collaboration) pour L'Odyssée et Don Quichotte, le Gémeau du meilleur texte dramatique pour Aurore ainsi que le Masque du public et celui de la meilleure adaptation pour L'Odyssée.

LOVE marque la troisième collaboration de Dominic Champagne à un spectacle du Cirque du Soleil, après Varekai et ZUMANITY. La tâche de concevoir et de mettre en scène LOVE a été à la fois gratifiante et bourrée de défis pour Dominic Champagne. « Ce fut un honneur et un privilège d'être invité à diriger cette création », dit-il.

 

Gilles Ste-Croix

Guide artistique

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Lorsque Gilles Ste-Croix a annoncé à ses parents qu’il voulait se lancer dans le show-business, ils se sont exclamé : « N’importe quoi, mais pas ça! » Gilles Ste-Croix a grandi sur une ferme en Abitibi, mais il était résolu à ne pas y rester. Devenu un hippie et un saltimbanque, il a entrepris un voyage de quatre années sur la côte Ouest canadienne, où il est happé par la contre-culture. Il y vivait dans un réseau de communes, côtoyant d’autres jeunes qui voulaient transformer la société.

Gilles Ste-Croix a pourtant fait des efforts pour se conformer, s’enrôlant même dans un bureau d’architectes. Mais il savait que le monde des affaires tel qu’il était à l’époque ne lui convenait pas. Gilles Ste-Croix souligne que, durant son adolescence, il avait un ardent désir de réussir, mais aussi de divertir les gens. Son entrée dans le monde du show business s’est effectuée d’une manière tout à fait inusitée.

À la fin des années 1970, Gilles Ste-Croix vivait dans une commune à Victoriaville, au Québec, et cueillait des pommes dans un verger pour gagner de l’argent. Un jour, il a songé que ce serait beaucoup plus facile s’il fixait l’échelle à ses jambes : il a donc fabriqué sa première paire d’échasses. Un ami voyant l’échassier cueillant le fruit lui a alors parlé d’une troupe d’artistes au Vermont – le Bread and Puppet Theatre – qui présentaient des spectacles sur échasses. Intrigué, Gilles Ste-Croix est allé voir leur spectacle et s’est rendu compte que ses aptitudes de cueilleur de pommes pourraient fort bien être exportées dans le monde du divertissement!

En 1980, Gilles Ste-Croix, en compagnie d'une bande d'artistes de rue, fonde les Échassiers de Baie-Saint-Paul, à qui l'on doit l'organisation de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul. Ce rassemblement coloré d'amuseurs publics allait donner naissance au Cirque du Soleil, en 1984, sous la direction de Guy Laliberté.

En 1984 et en 1985, Gilles Ste-Croix conçoit et interprète de nombreux numéros d'échasses pour le Cirque du Soleil. En 1988, il en devient le directeur artistique tout en coordonnant la recherche de talents aux quatre coins du monde. De 1990 à 2000, il a été le directeur de la création de toutes les productions du Cirque du Soleil, soit Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Alegría, Mystère, Quidam, La Nouba, «O» et Dralion. En 1992, il a signé la mise en scène de Fascination, le premier spectacle du Cirque du Soleil présenté en aréna au Japon. Il met également en scène, en 1997, Pomp Duck and Circumstance, un cabaret-théâtre présenté en Allemagne.

Porté par son amour des chevaux, Gilles Ste-Croix décide, en 2000, de quitter le Cirque du Soleil afin de concrétiser un de ses grands rêves : créer un spectacle équestre. Il fonde sa propre entreprise. Entre mai 2001 et janvier 2003, son spectacle Cheval Théâtre, réunissant 30 chevaux et autant d'acrobates, a été présenté sous chapiteau dans dix villes en Amérique du Nord.

En décembre 2002, Gilles Ste-Croix revient au Cirque du Soleil pour assumer le rôle de vice-président de la création – développement de tous les nouveaux spectacles et projets au Cirque du Soleil . En juillet 2006, il devient vice-président principal – contenu créatif.

 

Sir George Martin

Directeur musical

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Légendaire réalisateur des Beatles, compositeur mis en nomination aux Oscars et fondateur des studios AIR, Sir George Martin a produit 30 singles ayant atteint le premier rang du palmarès au Royaume-Uni, un record. À ce jour, il a reçu deux prix Ivor Novello et cinq prix Grammy. En 1962, il a fait signer un contrat aux Beatles sur l'étiquette EMI et a réalisé tous leurs disques jusqu'à ce qu'ils se séparent en 1970.

 

Giles Martin

Directeur musical

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Giles Martin, réalisateur primé, est le fils de Sir George Martin. Ils ont travaillé en équipe pour réaliser la trame sonore de LOVE; celle-ci a été créée afin d'être familière tout en étant entièrement originale, en plus de capturer l'intimité sous-jacente à l'aspect dramatique et à la grandeur des compositions des Beatles.

 

Chantal Tremblay

Director of Creation (The Beatles LOVE, OVO)

« Mon rôle est de faire le grand écart entre différents aspects de la production: encadrer la démarche des concepteurs, les accompagner tout au long du processus de création et maintenir le cap sur l’intention créative du spectacle. »

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Chantal Tremblay n’en est pas à ses premières armes au Cirque du Soleil. À la fin des années 1980, alors qu’elle vivait à New York où elle évoluait dans le milieu de la danse, elle a été attirée par le spectacle de tournée Cirque réinventé,de passage dans cette ville. « J’ai été éblouie », s’exclame-t-elle. Elle décide aussitôt de se joindre au Cirque du Soleil et cette collaboration n’a jamais cessé depuis.

Après avoir participé comme danseuse à un projet au Cirque, Chantal Tremblay devient l’assistante de la chorégraphe Debra Brown, et met la main à la création du spectacle Mystère. Elle assure ensuite la coordination artistique d’Alegría pendant deux ans pour en devenir, en 1995, la directrice artistique. Durant cette période de grande effervescence, elle relèvera de nombreux défis, collaborant notamment au premier long métrage du Cirque du Soleil, Alegría… le film, réalisé par Franco Dragone, à la série télévisée Solstrom ainsi qu’à d’autres captations de spectacles pour la télévision.

Poursuivant sur sa lancée, Chantal Tremblay assume la direction artistique des spectacles La Nouba et Mystère. En 2002, elle seconde le metteur en scène à la conception d’un numéro spécial télédiffusé dans le cadre des Academy Awards®.

Chantal Tremblay a acquis son expérience et sa vision prospective « sur le tas ». Toujours encline à relever de nouveaux défis, elle a affiné sa connaissance de l’univers créatif du Cirque du Soleil au fil des années et des mandats, notamment à titre de directrice de création du spectacle LOVE et OVO.

Comme directrice de création, Chantal Tremblay assure le relais vital entre le producteur et l’équipe des concepteurs. Elle voit au respect du processus de création au quotidien, tout en veillant à ce que les concepteurs disposent des outils dont ils ont besoin pour mener le spectacle à bon port. S’acquitter de cette tâche à la fois créative et technique requiert une compréhension des objectifs du projet et de ses enjeux, mais aussi une connaissance approfondie des façons de faire du Cirque du Soleil.

Mettant à contribution les acquis d’une expérience riche et diversifiée, Chantal Tremblay conjugue son expérience comme directrice artistique, sa grande sensibilité et ses aptitudes organisationnelles pour accomplir sa tâche de main de maître. Sa solide feuille de route fait d’elle un membre clé de l’équipe de concepteurs, tant sur le plan créatif qu’organisationnel.

Pour Chantal Tremblay, « Cirque 2009 est un spectacle très physique, tout en mouvements et marqué par la performance humaine. Cette énergie est évocatrice des déplacements, des rythmes et de la cadence des insectes eux-mêmes, qui nous ont inspirés tout au long du processus de création. L’entomologiste George Brassard nous a même apporté ses lumières sur le monde des insectes au moment où notre projet prenait forme. »

 

Jean Rabasse

Concepteur du théâtre et scénographe (LOVE)

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Après Corteo, la scénographie de LOVE marque la deuxième collaboration de Jean Rabasse à un spectacle du Cirque du Soleil.

Jean Rabasse s'est taillé une réputation enviable dans le monde du cinéma, du théâtre et de la danse comme scénographe et chef décorateur. Pendant une dizaine d'années, il a signé la scénographie des spectacles de DCA, la compagnie de danse du chorégraphe Philippe Decouflé.

Finaliste aux Oscars en 2001 pour ses somptueux décors dans le film Vatel de Roland Joffé, Jean Rabasse remporte le César du meilleur chef décorateur pour ce même film et pour sa collaboration aux longs métrages Delicatessen et La Cité des enfants perdus de Caro et Jeunet. Son nom apparaît au générique d'autres films tels qu' Astérix, de Claude Zidi, The Dreamers, de Bernardo Bertolucci, Vidocq, de Pitof et The Statement, du réalisateur canadien Norman Jewison.

Artiste polyvalent, Jean Rabasse réinvente le métissage des formes. « Je ne fais pas de distinction entre les disciplines dans lesquelles je travaille. Au cinéma, je ramène toujours des effets théâtraux, qui donnent de l'âme au film. Au théâtre, j'utilise des éléments cinématographiques. »

« Ce qui me définit comme scénographe, c'est le souci constant du détail : couleurs, patine, textures… Je suis très méticuleux, avoue Jean Rabasse. Puis j'aime brouiller les pistes, ne jamais faire deux fois la même chose. »

Le travail de scénographie de LOVE a commencé avec la conception du théâtre de l'hôtel The Mirage à Las Vegas. De l'ancien théâtre à l'italienne qui abritait le spectacle de Sigfried & Roy, il ne reste plus que les quatre murs, une nouvelle scène en forme d'étoile ayant été placée au beau milieu du public dans une configuration à 360 degrés. L'objectif du scénographe était de permettre aux spectateurs de vivre une expérience intime, profonde et immersive en rapprochant le plus possible le public des artistes, recréant ainsi l'intimité d'un spectacle sous chapiteau.

Le concept du théâtre et la scénographie sont conçus pour émouvoir le public. « Ce spectacle est une grande évocation de l'univers des Beatles, affirme Jean Rabasse. Je me suis donné pour objectif de permettre aux spectateurs de retrouver une émotion d'enfant, enrichie par des techniques de scénographies simples et efficaces et une musique sublime. »

Jean Rabasse est né en 1961, à Tlemcen, en Algérie.

 

Philippe Guilottel

Concepteur des costumes (LOVE)

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Philippe Guillotel a commencé à créer et à fabriquer des costumes dès l’âge de huit ans. À la première occasion, il a étudié le dessin, la coupe et la couture dans diverses écoles parisiennes. Après avoir côtoyé le milieu de la mode pendant une dizaine d’années comme styliste, il découvre la danse et sa véritable voie : le costume et le mouvement.

La griffe de Philippe Guillotel est associée aux œuvres de réalisateurs et de metteurs en scène français parmi les plus réputés. Fidèle collaborateur du chorégraphe Philippe Decouflé depuis 1985, il a signé les costumes de plusieurs de ses créations, dont les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992, les cérémonies d’ouverture du Festival de Cannes en 1997 et Tricodex, une œuvre multimédia pour le vénérable Ballet de l’Opéra de Lyon, en 2003. Entre 2001 et 2005, ses créations figurent dans quatre ballets, dont La belle au bois dormant pour les Ballets de Monte Carlo.

Au cinéma, Philippe Guillotel a réalisé les costumes exubérants du film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, pour lesquels il a récolté le César des meilleurs costumes en 2003. Il a également créé les costumes des films Doggy Bag et À la mode.

Philippe Guillotel a également imprimé sa marque dans le monde du spectacle et de la musique, créant les costumes de la comédie musicale Starmania en 1995 dont le compositeur et réalisateur canadien Lewis Furey signait la mise en scène. Philippe conçoit aussi les costumes des vidéoclips d’auteurs-compositeurs tels que Julien Clerc et Alain Souchon.

Avec LOVE, Philippe Guillotel collabore pour la première fois à un spectacle du Cirque du Soleil. « Le Cirque du Soleil possède le plus grand atelier de costumes artisanal du monde, témoigne-t-il. L’envergure de l’atelier donne aux créateurs la permission de porter leur délire un peu plus loin que d’habitude. »

Pour créer les costumes de LOVE, Philippe Guillotel a cherché à faire revivre, sous toutes ses coutures, l’époque des Beatles, sans pour autant simplement reproduire la mode du temps. Il a donc choisi d’arrimer sa démarche à celle des Beatles. « On a voulu honorer la créativité des Beatles, dit-il. Il fallait donc être aussi créatifs qu’eux. »

Philippe Guillotel est né en 1955, à Paris.

 

Jonathan Deans

Concepteur sonore

« Je veux faire en sorte que les spectateurs sentent bien qu’ils entrent dans un espace et un temps sans commune mesure avec leur monde à eux.»

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Jonathan Deans, l'un des concepteurs de son les plus sollicités dans le monde du théâtre musical, signe, avec Viva ELVIS, la conception sonore de son treizième spectacle du Cirque du Soleil. Celui qui a façonné les ambiances sonores de Saltimbanco, «O», Mystère, La Nouba,  Zumanity, KÀ, Corteo, LOVE, KOOZA, Wintuk, CRISS ANGEL Believe et OVO est stimulé par la démarche de création évolutive « work-in-progress » du Cirque du Soleil et par l'étroite collaboration qui se noue au sein de l'équipe de créateurs.

Acteur dès la tendre enfance, Jonathan Deans éprouve une fascination pour l'électronique et le son. C'est à l'âge de 15 ans, foulant déjà les planches avec la Royal Shakespeare Company, qu'il mettra son intérêt pour le son au service du théâtre. Après un périple comme ingénieur du son dans le milieu de la musique, notamment chez Morgan Studios où il frayera avec des artistes de renom tels que Cat Stevens, Paul Simon et Rick Wakeman, il renoue avec le théâtre par l’entremise du Royal Opera House (Covent Garden) et se voit confier le mixage sonore de la comédie musicale A Chorus Line. Un succès n'attendant pas l'autre, il devient opérateur sonore pour une douzaine de productions, y compris Evita, Cats, Bugsy Malone et The Sound of Music.

Le succès de Jonathan Deans venant aux oreilles des producteurs du « West End », il devient concepteur de son pour la comédie musicale Marilyn; s'ensuivront, entre autres, Time, Les Misérables et Mutiny, Jean Seberg, puis Ragtime, Fosse, King David, Damn Yankees, Taboo, Brooklyn, Lestat, Pirate Queen et Young Frankenstein sur Broadway.

Ses diverses réalisations comme concepteur de son lui ont valu de nombreux prix. En 1998 notamment, au moment où il mettait au point l'environnement sonore de La Nouba, Jonathan Deans a reçu le Entertainment Design Award de la production de l'année pour sa contribution au spectacle «O».

Pour Jonathan Deans, les spectacles permanents et les spectacles de tournée sont deux mondes distincts au plan sonore. « Les aspects techniques sont différents, explique-t-il, mais l’expérience sonore, les idées, le jeu de textures et la superposition de sons et de musique sont identiques.

« Si Elvis n’apparaît pas en chair et en os dans le spectacle, tout ce que nous faisons est en lien avec lui, explique Jonathan Deans. Il est donc impératif que le système de sonorisation fasse écho aux éléments visuels du spectacle et fasse honneur au King du rock’n roll. Les dimensions du théâtre de Viva ELVIS sont énormes, à l’image de ce personnage légendaire. Pour créer un environnement sonore digne de lui, nous avons installé des caissons de basse dans le plancher de manière à exploiter la résonance de la structure en béton du théâtre. Les vibrations infrasonores ainsi créées vont remuer les spectateurs, dans tous les sens du terme, au gré des prestations musicales et des effets sonores. »

Jonathan Deans est né en Angleterre et vit actuellement aux États-Unis.

 

Yves Aucoin

Concepteur des éclairages

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Les tableaux de lumière du concepteur des éclairages Yves Aucoin ont fait le tour de la planète. Il a frayé avec les grands de la scène musicale rock, collaborant notamment à tous les spectacles de Céline Dion depuis 1989. Roch Voisine, Garou et Julio Iglesias ont fait appel aux talents lumineux d'Yves Aucoin, qui a aussi collaboré avec Elton John et Gloria Estefan en tant que conseiller à l'éclairage.

Le milieu du théâtre musical connaît Yves Aucoin pour sa contribution à Grease, Romeo and Juliet, Elvis Story et La Cage aux Folles. Il a braqué ses projecteurs sur les spectacles d'Alain Choquette, les galas en français et en anglais du Festival Juste pour rire à Montréal ainsi que le one-man-show d'André-Philippe Gagnon à Las Vegas.

La feuille de route d'Yves Aucoin comprend aussi des productions télévisuelles telles que le gala annuel des Prix du Gouverneur général du Canada, de 1992 à 1994, ainsi que les galas de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ,) de 1998 à 2000. Accumulant les accolades, il est nommé « concepteur des éclairages de l'année » par l'ADISQ en 2000 et en 2001, et se voit décerner le Félix pour la conception des éclairages de l'année en 1999 (Grease), en 1995 (Chaud 95 de Roch Voisine) et en 1990 (Kashtin de Kashtin).

LOVE marque la première collaboration d'Yves Aucoin avec le Cirque du Soleil . La configuration de la scène à 360 degrés a posé de nombreux défis techniques pour le concepteur. « Selon le point de vue, l'éclairage frontal de l'un devient l'éclairage à contre-jour de l'autre. Et tout doit être réalisé selon les normes de qualité élevées que le Cirque a établies pour chacun de ses spectacles. » Mais Yves Aucoin est bien outillé pour livrer la marchandise : « J'exploite les nouvelles technologies, notamment les projecteurs automatisés; j'aime les sources fortes et les éclairages puissants. Avec LOVE, je compte réaliser ma plus belle œuvre. »

Yves Aucoin est né en 1964, aux Îles-de-la-Madeleine.

 

Francis Laporte

Concepteur des images et des projections

« En art dramatique, je posais sur le spectacle un regard de réalisateur. En vidéo, par contre, j’avais une approche plutôt théâtrale. Comme concepteur vidéo pour des spectacles vivants, je travaille enfin à amalgamer ces différents médias. »

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Francis Laporte appartient à cette nouvelle génération de créateurs qui intègrent les technologies numériques de production et de projection vidéo aux formes plus traditionnelles du spectacle vivant. Depuis la fin de ses études universitaires en 1992, il a signé une vingtaine de projets d’intégration de la vidéo aux arts de la scène, principalement au théâtre. Parmi ses collaborations marquantes, on retrouve la conception vidéo de l’adaptation théâtrale de L’Odyssée d’Homère, mise en scène par Dominic Champagne. Il réalise également des performances et des installations, seul ou en collaboration.

Le travail de concepteur des projections permet à Francis Laporte de mettre à contribution les acquis d’une formation diversifiée. Après des études collégiales en communications et en art dramatique, il poursuit en théâtre à l’Université du Québec, où il se spécialise en mise en scène et en scénographie. Son attrait pour les images le conduit ensuite à étudier en production vidéo et multimédia. « En art dramatique, je posais sur le spectacle un regard de réalisateur, explique t-il. En vidéo, par contre, j’avais une approche plutôt théâtrale. Comme concepteur vidéo pour des spectacles vivants, je travaille enfin à amalgamer ces différents médias ».

Francis Laporte réalise également des images pour des événements télévisuels tels que l’ouverture des Jeux de la francophonie et La soirée des Jutra. En 2003-2004, il a développé le concept visuel du spectacle de Eros Ramazzotti, mis en scène par Serge Denoncourt. Par la suite, il a signé la scénographie et la conception visuelle de la Symphonie fantastique de Berlioz, présentée au Disney Concert Hall, à Los Angeles. Il a également fait la mise en scène de concerts, dont les spectacles de la chanteuse et violoncelliste Jorane et de l’auteur-compositeur québécois Stefie Shock.

Pour le Cirque du Soleil, Francis Laporte a créé, en 1999, l’ouverture multimédia du spectacle Dralion. Mais c’est avec Varekai que le Cirque intègre pour la première fois ce nouveau langage artistique à l’ensemble d’un spectacle, expérience qu’il poussera encore plus loin dans LOVE, Wintuk et, maintenant, CRISS ANGEL Believe. « Au Cirque du Soleil, nous avons la très grande chance d’être dans un univers où on n’aborde pas les choses sous l’angle de la contrainte mais plutôt avec une volonté commune de voir jusqu’à quel point on peut repousser les limites », dit-il.

« Au plan visuel, mon rôle est de donner de la dimension, de la perspective et de la profondeur à l’univers de CRISS ANGEL Believe, explique Francis Laporte. Les projections contribuent à façonner les diverses ambiances à saveur ‘gothiquo-victorienne’ du spectacle. Le mystérieux se mélange au grandiose, l’insolite au sublime. L’idée centrale du concept des projections est de jouer avec nos perceptions, de créer une sorte de dialogue entre le réel et le virtuel ludique. »

 

Dave St-Pierre

Chorégraphe

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Les critiques et le milieu de la danse contemporaine au Québec qualifient Dave St-Pierre « d’enfant terrible » de la danse, ce qu’il n’admet pas d’emblée. « Je ne comprends pas pourquoi on parle de moi en ces termes puisque c’est un film de Fred Astaire que j’ai vu à l’âge de cinq ans qui m’a donné le coup de foudre pour la danse ! »

Depuis lors, le très audacieux danseur et chorégraphe a accumulé une impressionnante feuille de route, notamment avec Brouhaha Danse, de 1990 à 1996. Il dansera ensuite auprès de plusieurs chorégraphes québécois, dont Harold Rhéaume, Daniel Léveillé, Jean-Pierre Perrault, Estelle Clareton, Pierre-Paul Savoie et Alain Francœur, parcourant le Canada, les États-Unis et l’Europe.

Dave St-Pierre foule les planches dans plusieurs créations telles que Amour, Acide et noix et La Pudeur des icebergs, de Daniel Léveillé, ainsi que la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Au cinéma, il participe à deux productions de Cinéquanon Film, dont L’enfant de la musique, dans lequel il incarne Mozart, le rôle principal.

Il crée plusieurs pièces chorégraphiques, mais c’est avec La pornographie des âmes, en 2004, que Dave St-Pierre fait sa marque. La pièce, présentée 5 fois à Montréal devant plus de 2 000 personnes (un événement sans précédent dans le milieu de la danse contemporaine) remporte le prix du Meilleur spectacle 2004 à Francfort. La pornographie des âmes a également été présentée en Europe à Munich, Berlin, Salzbourg, Wolfsburg et Amsterdam. En 2004-2005, Dave St-Pierre est nommé personnalité de l’année par Radio-Canada, les médias québécois le Mirror, The Gazette, le ICI, La Presse et Le Devoir ainsi que le magazine allemand BALLETANZ.

On a pu voir le travail chorégraphique de Dave dans plusieurs pièces de théâtre à Montréal, dont Le traitement, mise en scène par Claude Poissant à l’Espace Go en 2005. Brigitte Poupart l’approche pour travailler sur son spectacle Cérémonials et Le Théâtre du Nouveau Monde fait appel à lui pour signer la direction de mouvement dans le classique La Tempête, mis en scène par Victor Pilon et Michel Lemieux.

LOVE marque sa troisième collaboration avec le Cirque du Soleil . En 2004, il signe la chorégraphie du méga-spectacle Soleil de Minuit, présenté à plus de 200 000 personnes dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Au cours de la même année, il remanie certaines sections chorégraphiques du spectacle ZUMANITY.

Pour la création de LOVE, Dave St-Pierre a travaillé en étroite collaboration avec les interprètes. « Ils sont les catalyseurs d’une danse hétéroclite et singulière, explique-t-il. Chacun apporte son énergie et son style. Je leur donne un pouvoir de création pour que la danse soit à leur image, une image qui reflète leur unicité, leur genre, leur vie. Mon travail est de faire ressortir le meilleur de chacun, de les voir tout en force et en vulnérabilité. »

Dave St-Pierre est né en 1974, à St-Jérôme, au Québec.

 

Hansel Cereza

Chorégraphe

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Le chorégraphe, directeur artistique et comédien catalan Hansel Cereza s’est taillé une place unique dans le monde du théâtre en Espagne, une réputation dont l’écho s’est propagé en Europe et jusqu’en Amérique.

En 1981, il est cofondateur de La Fura dels Baus, une troupe de théâtre avant-gardiste dont la vision novatrice du spectacle se manifeste à travers des créations de grand format et un langage viscéral, direct. La fusion des techniques et des disciplines (théâtre, danse et opéra) définit le « langage furero ». Depuis ses tout débuts, la compagnie est devenue un groupe culte, suivie par des milliers d’adeptes partout en Europe.

Avec la Fura, il produit les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 ainsi que des méga-spectacles pour le compte d’entreprises privées. Depuis son départ de la Fura en 2000, Hansel Cereza a signé la scénographie de spectacles et d’événements privés, dont la comédie musicale Jesus Christ Superstar, à Mexico. Aussi prolifique dans le monde de la danse, il a créé une performance de flamenco pour le film Muerte en Granada et mis en scène le spectacle Poème de Vicente Amigo pour la compagnie nationale de ballet d’Espagne.

Hansel Cereza partage le rôle de chorégraphe de LOVE avec Dave St-Pierre. « Afin de créer des numéros de danse pour des non spécialistes, j’ai d’abord établi une relation étroite avec chacun des artistes, appris à connaître leurs forces mais aussi leurs inquiétudes. Cela m’a permis d’exploiter au maximum l’amplitude de leurs mouvements et de créer des numéros qui mettent en valeur leur force physique. »

Hansel Cereza est né en 1957, à Barcelone.

 

Guy St-Amour

Concepteur de l'équipement et des gréements acrobatiques

« Mon rôle est de concevoir des équipements acrobatiques qui permettront au metteur en scène de concrétiser sa vision artistique, tout en repoussant les limites des arts du cirque. Mais à tout moment, la sécurité des artistes est ma priorité absolue. »

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Guy St-Amour contribue au milieu des arts de la scène depuis plus de 30 ans. Il a fait son entrée dans le domaine comme technicien en 1975 et a collaboré à un nombre impressionnant de productions théâtrales, cinématographiques,  télévisuelles et circassiennes. Ses talents ont été mis à contribution dans le cadre du jubilé de la Reine d’Angleterre au Canada, en 2002, et du gala du centenaire du lieutenant-gouverneur, A Celebration of the Arts, à Saskatoon, en 2005.

Occupant divers postes de direction technique au Cirque du Soleil de 1984 à 1995, Guy St-Amour figure parmi les pionniers qui ont marqué les débuts de l’entreprise. Il a participé à la conception de systèmes d’accrochage de numéros aériens, d‘effets spéciaux ainsi que d’équipements acrobatiques et scénographiques.  Dès 1984, il s’intéresse à la sonorisation et réalise la conception sonore du spectacle Nouvelle Expérience en 1989. Entre 1989 et 1995, il signe la conception, la réalisation et l’installation de chapiteaux pour les tournées nord-américaine et européenne. Au début des années 2000, il conçoit le chapiteau et les gradins du spectacle équestre Cheval Théâtre de Gilles Ste-Croix.

Parallèlement, Guy St-Amour fonde, en 1987, son entreprise de consultation. Il participe à divers événements et projets d’envergure, notamment pour le compte de l’Expo 98 au Portugal, du Casino de Montréal, de l’Office national du film, du Festival Juste pour rire, de l’Opéra de Montréal (Carmen sous les étoiles) ainsi que du Festival international de jazz de Montréal. Parallèlement, il s’engage à fond dans la formation de la relève technique québécoise à titre d’enseignant et de formateur, notamment à l’École nationale de théâtre, à l’École nationale de cirque et à En piste (le regroupement national des arts du cirque de Montréal).

En 2006-2007, Guy St-Amour conçoit les équipements motorisés et certains des effets spéciaux du spectacle Joe Dassin à Montréal. Il signe ensuite la scénographie et la production du spectacle de la chanteuse Chantal Chamandy, présenté en Égypte à l’automne 2007, et agit en tant que consultant en matière de sécurité des artistes auprès de Robert Lepage sur la production de L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner pour le Metropolitan Opera de New York.

Viva ELVIS marque, après LOVE et Wintuk, la troisième collaboration de Guy St-Amour à titre de concepteur d’un spectacle du Cirque du Soleil.

« D’un point de vue technique, la particularité de Viva ELVIS est le grand nombre de changements de décors, qui entraînent des changements d’équipements acrobatiques tous plus gigantesques les uns que les autres, explique Guy St-Amour. Qu’il s’agisse de la guitare surdimensionnée (une structure de pont en aluminium d’une longueur de 14 mètres sur laquelle deux acrobates évoluent) ou le « Jungle Gym », (une structure de cinq barres fixes et de deux jeux de barres parallèles sur trois niveaux dans le numéro de GI Blues), tous sont à l’image d’Elvis : plus grands que nature. »

Guy St-Amour est né en 1959, à Montréal.

 

Daniel Cola

Concepteur de la performance acrobatique

« J'aime mêler les disciplines, brouiller les cartes à chaque fois. Parce que les jeunes artistes – la relève – carburent aux défis. »

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Acrobate virtuose, Daniel Cola est issu du monde du trampoline, une discipline perçue, à ses débuts, comme un sport plutôt qu'un art du cirque. Membre de l'équipe nationale française de trampoline de 1978 à 1984, il a décroché un titre mondial en 1982. Ses voyages l'ont mené à Sea World, en Floride, où il expérimente pour la première fois des éléments circassiens.

De retour en France, il apprend que le Cirque du Soleil est à la recherche d'un numéro de trampoline pour son spectacle Mystère. Il est choisi. Son expérience au Cirque lui permettra de découvrir d'autres disciplines des arts du cirque, dont la planche sautoir et les mâts chinois.

Daniel Cola s'est donc enrôlé au Cirque du Soleil en 1993 comme artiste spécialiste de trampoline dans le spectacle Mystère. Il a toujours su que sa carrière graviterait autour de ses premières amours : l'acrobatie et la performance. « à 16 ans, mon but était de créer des spectacles axés sur le trampoline », explique-t-il.

Daniel Cola abandonne la performance acrobatique pour se consacrer au jeu d'acteur dans Alegría, expérience qui le mènera en Asie et en Europe pendant deux années. En 1998, il créera son premier numéro de trampoline pour La Nouba à titre d'entraîneur. Il sera coordonnateur artistique sur ce spectacle jusqu'en 2004.

Le Cirque du Soleil lui propose, en 2005, de créer les numéros acrobatiques du spectacle The Beatles LOVE et, l'année suivante, il deviendra entraîneur pour le spectacle d'avant match présenté au Super Bowl. En 2007, il imagine les performances acrobatiques du spectacle saisonnier Wintuk, présenté à New York.

« Plus grand que nature : voilà les mots d'ordre qui ont inspiré nos propositions acrobatiques dans Viva ELVIS, raconte Daniel Cola. On pourrait qualifier certains appareils acrobatiques de véritables éléments scénographiques tant leur taille est imposante. »

Daniel Cola est né en 1962, à Asnières, en France.

 

Nathalie Gagné

Conceptrice des maquillages

« Au Cirque du Soleil, le maquillage forge, avec les costumes, l’identité de chacun des personnages. J’aime bien que chaque artiste soit fier de cette deuxième personnalité issue du maquillage. »


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Depuis son adolescence, Nathalie Gagné est fascinée par le maquillage et par son influence sur le travail de l’acteur. « C’est le reflet de l’âme des personnages », dit-elle en notant également que les maquillages sont « la baguette magique qui enlève les inhibitions ».

Après ses études en production théâtrale au Cégep de Saint-Hyacinthe, au Québec, elle a été une des premières diplômées de la filiale montréalaise de la célèbre école de maquillage parisienne Christian Chauveau.

Avant de se joindre au Cirque du Soleil, Nathalie Gagné a travaillé dans les domaines du théâtre, du cinéma et de la télévision. À deux reprises, elle a été mise en nomination pour le Gémeau des meilleurs maquillages, toutes catégories, décerné par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.

De plus en plus, Nathalie cherche à associer les artistes à la création de leur physionomie scénique. « Les acrobates, contrairement aux acteurs, sont peu habitués à observer leur visage. Une de mes préoccupations est de les amener à le faire et à trouver, en eux et avec eux, des lignes de force qui serviront à construire leur personnage », dit celle qui a créé, depuis 1995, plus de mille concepts de maquillage au Cirque du Soleil. Ses concepts définitifs ont été choisis parmi plus de 5 000 esquisses.

Nathalie Gagné a réalisé les nouveaux concepts de maquillage des spectacles Mystère, Alegría et Saltimbanco, qui l’ont amenée à travailler avec le metteur en scène Franco Dragone et la conceptrice des costumes Dominique Lemieux. Après Quidam, «O», La Nouba, Varekai, Zumanity, KÀ, Corteo, DELIRIUM, LOVE, ZAIA, CRISS ANGEL Believe et Viva ELVIS, elle participe pour la 16e fois à la conception d’un spectacle du Cirque du Soleil.

Nathalie Gagné est également responsable du respect des concepts de maquillage qui portent sa signature. Comme ces concepts sont réalisés par les artistes eux-mêmes, des ateliers de maquillage sont maintenant intégrés à la formation générale offerte à tous les artistes du Cirque du Soleil. En plus d’apprendre à chaque artiste à réaliser son propre maquillage, Nathalie Gagné rédige à leur intention un guide d’application « étape par étape ».

En 2010, Nathalie Gagné a signé les maquillages de la pièce Il Campiello de Carlo Goldini, mise en scène par Serge Denoncourt ainsi que pour le film 3D sur le Cirque du Soleil produit par James Cameron et réalisé par Andrew Adamson.

« Dans IRIS, les maquillages s’harmonisent avec les jeux d’ombre et de lumière qui caractérisent certains tableaux, explique Nathalie Gagné. Pour certains personnages, j’ai voulu créer un effet vieillot évoquant les anciennes affiches de magiciens du 19e siècle. Pour d’autres, je me suis inspirée du visage des grandes stars des classiques du cinéma en y ajoutant la touche Cirque du Soleil. »

Nathalie Gagné est née à Trois-Pistoles, au Québec.

 

Patricia Ruel

Conceptrice des accessoires (KÀ, LOVE, Viva Elvis, Amaluna)

« Je crois au métissage des idées. C’est en se nourrissant entre concepteurs – en partageant le fruit de nos recherches individuelles – qu’on parvient à sortir des sentiers battus. »

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Patricia Ruel a contribué au succès d’une myriade de pièces de théâtre, d’émissions de télévision et d’événements spéciaux tant au Québec qu’à l’étranger. Sa feuille de route compte plus de 50 productions à titre de conceptrice d’accessoires, et une douzaine en tant que scénographe. Patricia s’est mérité le prix du Théâtre Denise-Pelletier à deux reprises : en 2003, pour la scénographie de la pièce Révizor, mise en scène par Reynald Robinson; et en 2004, pour la production Edmond Dantès, mise en scène par Robert Bellefeuille. En 2011, elle reçoit un prix Gémeau dans la catégorie « Meilleurs décors : toutes catégories variétés, magazines, affaires publiques, sports » pour le spécial de la revue de l’année Bye Bye 2010, diffusé à la SRC. Elle a travaillé, entre autres, avec les metteurs en scène de théâtre Robert Lepage, Dominic Champagne et Fernand Rainville et a collaboré à plusieurs projets pour le Cirque du Soleil dont les spectacles KÀ, The Beatles LOVE et Viva ELVIS à titre de conceptrice des accessoires; puis Wintuk et Banana Shpeel comme scénographe.

 

Michael Curry

Concepteur des marionnettes (KÀ, LOVE)

« L'art des marionnettes n'est pas le terme exact pour décrire mon travail. Il faudrait plutôt parler d'une fusion entre l'art des marionnettes, la création de costumes et la scénographie. Je définirais plus mes créations comme des costumes structurels. »

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Michael Curry est l'un des plus célèbres designers au monde dans le domaine de la scénographie. Il a entrepris des mandats en développement conceptuel et technique, collaborant avec certaines des plus importantes entreprises artistiques et sociétés de divertissement, telles que le Metropolitan Opera, le Royal National Theatre de Londres, Disney Theatrical Productions, le Los Angeles Opera et Universal Pictures.

Michael Curry a accumulé de nombreuses distinctions pour ses marionnettes et ses costumes innovateurs, notamment sur Broadway et dans le cadre de cérémonies de Jeux olympiques. Par l'entremise de sa propre compagnie, il a donné vie à des personnages tridimensionnels vus aux quatre coins du monde, dont les cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques de 1996 et de 2002, au Superbowl 2000 ainsi que lors de l'événement du millénaire « Time Square 2000 » à New York.

Michael Curry a collaboré à plusieurs opéras et productions théâtrales avec la réalisatrice, scénariste et productrice américaine Julie Taymor, travail qui lui a mérité le prix Drama Desk en 1998 pour l'excellence en conception de marionnettes dans la comédie musicale The Lion King. En 2005, il a collaboré à deux opéras avec William Friedkin (le réalisateur de L'exorciste), Bluebeard's Castle et Ariadne auf Naxos.

La première collaboration de Michael Curry avec le Cirque du Soleil remonte au spectacle KÀ, conçu et mis en scène par Robert Lepage. « J'ai beaucoup apprécié travailler dans un cadre où les créateurs peuvent tirer le maximum de leurs disciplines respectives, dit-il. Le Cirque du Soleil fait preuve d'une patience et d'une bienveillance absolues dans son appui aux disciplines artistiques. » Pour The Beatles LOVE, il a créé une série de marionnettes de grand format symbolisant les personnages des chansons des Beatles et les événements marquants de leur carrière.

Depuis LOVE, Michael Curry a collaboré à un opéra de Robert Lepage (l'Opéra de Paris), à un opéra de William Friedkin (La Scala de Milan) ainsi qu'à une production de Spider Man, mise en scène par Julie Taymor avec la musique de Bono et Edge.

« Les marionnettes habitées de Wintuk, fusion totale entre forme et fonction, elles ont été conçues pour permettre aux acrobates d'habiter corps et âme les animaux qu'ils incarnent », explique le concepteur des marionnettes.

Michael Curry est né en 1958 en Oregon, aux États-Unis.

 

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