Évoquer plutôt qu’imiter

Le défi premier de Liz Vandal, la conceptrice des costumes de OVO, a été d’imaginer une manière d’évoquer l’insecte sans en copier l’anatomie, c’est-à-dire de résister à la tentation de recréer la nature. « La solution, dit-elle, a été de se laisser pénétrer par le sentiment d’être en présence d’une araignée, d’une coquerelle ou d’un papillon …puis de transposer sur papier un détail représentatif de la morphologie de l’insecte. Par exemple, les ailes de libellule sont suggérées par un pantalon de dentelle nervurée et le dard du moustique par un ‘mohawk’ de fines tiges rouges. L’idée de la carapace sectionnée s’est aussi imposée comme métaphore, puisque le mot insecta veut justement dire en sections. Cette révélation a consolidé ma démarche. »