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Créateurs

 

Créateurs

  • Guy Laliberté

    Fondateur et Guide créatif

    Guy Laliberté est né à Québec en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde, avec le soutien d'un noyau de complices, le premier cirque d’origine québécoise de réputation internationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent des amuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.

    Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques qui caractérise le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l’équipe de concepteurs lors de la création de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque au rang des grandes disciplines artistiques.

    Le Cirque du Soleil est aujourd’hui une entreprise internationale par la composition de son organisation, par ses influences et par l’étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve à la tête d’une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.

    En octobre 2007, Guy Laliberté réalise un deuxième grand rêve : il crée la Fondation ONE DROP visant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable. Ce projet, qui s’inscrit au cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur la planète, est né des mêmes valeurs qui l’animent depuis les débuts du Cirque du Soleil : la conviction que ce que l’on donne à la vie nous revient et que chaque geste individuel peut faire toute la différence.

    En septembre 2009, Guy Laliberté est devenu le premier explorateur privé canadien de l’espace. Sa mission avait pour but de sensibiliser l’humanité aux questions liées à l’eau sur la planète. Sous le thème L’eau pour tous, tous pour l’eau, cette première mission sociale et poétique dans l’espace visait à sensibiliser le public au moyen d’une approche artistique : une émission spéciale de 120 minutes diffusée sur le Web regroupant diverses prestations artistiques dans 14 villes sur cinq continents incluant la Station spatiale internationale.

    Principaux prix et distinctions
    En 2012, Guy Laliberté est intronisé au Gaming Hall of Fame de l’American Gaming Association. En 2011, il fait son entrée au temple de la renommée de l’entreprise canadienne. Le célèbre Hollywood Walk of Fame consacre une de ses prestigieuses étoiles à Guy Laliberté en 2010. La même année, l’Ordre de la Pléiade du gouvernement du Québec élève Guy Laliberté au grade d’Officier, l’ayant fait Chevalier six ans plus tôt. En 2008, Guy reçoit un doctorat honoris causa de l’Université Laval, à Québec. L’année précédente, il est triple lauréat du Grand prix de l’entrepreneur d’Ernst & Young en remportant les honneurs des volets régional, national et international de ce prestigieux programme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale du Canada remet à Guy Laliberté l’insigne de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction du pays. Son nom figure également au palmarès des cent personnes les plus influentes de Time Magazine cette même année. Guy Laliberté est aussi honoré par le groupe Condé Nast, en 2003, dans le cadre du Never Follow Program, un hommage aux créateurs et aux innovateurs. En 2001, il est nommé Grand Montréalais par l’Académie du même nom.  En 1997, Guy Laliberté reçoit l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.

    Autres prix et distinctions

    2009
    Lifetime Achievement Award  décerné par  l’Association canadienne du marketing (Canada)

    2002
    Intronisation au Canada’s Walk of Fame

    1998
    Visionary Award décerné par l’American Craft Museum (maintenant le Museum of Arts & Design à New York)

    1996
    Prix Vision nouvelle reçu au 43e Gala du Commerce (Québec)

    1988
    Personnalité de l’année, Gala Excellence La Presse (Québec)

    1988
    Entrepreneur de l’année décerné par le magazine Les Affaires (Québec)

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  • Gilles Ste-Croix

    Guide artistique

    Lorsque Gilles Ste-Croix a annoncé à ses parents qu’il voulait se lancer dans le show-business, ils se sont exclamé : « N’importe quoi, mais pas ça! » Gilles Ste-Croix a grandi sur une ferme en Abitibi, mais il était résolu à ne pas y rester. Devenu un hippie et un saltimbanque, il a entrepris un voyage de quatre années sur la côte Ouest canadienne, où il est happé par la contre-culture. Il y vivait dans un réseau de communes, côtoyant d’autres jeunes qui voulaient transformer la société.

    Gilles Ste-Croix a pourtant fait des efforts pour se conformer, s’enrôlant même dans un bureau d’architectes. Mais il savait que le monde des affaires tel qu’il était à l’époque ne lui convenait pas. Gilles Ste-Croix souligne que, durant son adolescence, il avait un ardent désir de réussir, mais aussi de divertir les gens. Son entrée dans le monde du show business s’est effectuée d’une manière tout à fait inusitée.

    À la fin des années 1970, Gilles Ste-Croix vivait dans une commune à Victoriaville, au Québec, et cueillait des pommes dans un verger pour gagner de l’argent. Un jour, il a songé que ce serait beaucoup plus facile s’il fixait l’échelle à ses jambes : il a donc fabriqué sa première paire d’échasses. Un ami voyant l’échassier cueillant le fruit lui a alors parlé d’une troupe d’artistes au Vermont – le Bread and Puppet Theatre – qui présentaient des spectacles sur échasses. Intrigué, Gilles Ste-Croix est allé voir leur spectacle et s’est rendu compte que ses aptitudes de cueilleur de pommes pourraient fort bien être exportées dans le monde du divertissement!

    En 1980, Gilles Ste-Croix, en compagnie d'une bande d'artistes de rue, fonde les Échassiers de Baie-Saint-Paul, à qui l'on doit l'organisation de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul. Ce rassemblement coloré d'amuseurs publics allait donner naissance au Cirque du Soleil, en 1984, sous la direction de Guy Laliberté.

    En 1984 et en 1985, Gilles Ste-Croix conçoit et interprète de nombreux numéros d'échasses pour le Cirque du Soleil. En 1988, il en devient le directeur artistique tout en coordonnant la recherche de talents aux quatre coins du monde. De 1990 à 2000, il a été le directeur de la création de toutes les productions du Cirque du Soleil, soit Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Alegría, Mystère, Quidam, La Nouba, «O» et Dralion. En 1992, il a signé la mise en scène de Fascination, le premier spectacle du Cirque du Soleil présenté en aréna au Japon. Il met également en scène, en 1997, Pomp Duck and Circumstance, un cabaret-théâtre présenté en Allemagne.

    Porté par son amour des chevaux, Gilles Ste-Croix décide, en 2000, de quitter le Cirque du Soleil afin de concrétiser un de ses grands rêves : créer un spectacle équestre. Il fonde sa propre entreprise. Entre mai 2001 et janvier 2003, son spectacle Cheval Théâtre, réunissant 30 chevaux et autant d'acrobates, a été présenté sous chapiteau dans dix villes en Amérique du Nord.

    En décembre 2002, Gilles Ste-Croix revient au Cirque du Soleil pour assumer le rôle de vice-président de la création – développement de tous les nouveaux spectacles et projets au Cirque du Soleil . En juillet 2006, il devient vice-président principal – contenu créatif.

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  • Deborah Colker

    Auteure, metteure en scène et chorégraphe

    Dans son Brésil natal, Deborah Colker a grandi dans un milieu éminemment créatif. Née d’un père violoniste et chef d’orchestre, elle a reçu ses premières leçons de piano à l’âge de huit ans. « J’étais plutôt bonne au piano, dit-elle. J’ai même joué dans un orchestre à l’âge de 14 ans, mais j’avais aussi besoin d’exprimer mes émotions physiquement, notamment par les sports. Je débordais d’énergie et d’intensité et la danse contemporaine m’a permise de communiquer mes émotions tant sur le plan intellectuel que physique. »

    En 1980, Deborah Colker joint les rangs de la compagnie de danse Coringa de la chorégraphe uruguayenne Graciela Figueroa. Quatre années plus tard, elle commence à signer des chorégraphies et à mettre en scène des séquences de mouvements pour des comédies musicales, des spectacles, des émissions de télévision, des films et des écoles de samba.

    Afin de créer son propre langage chorégraphique, Deborah Colker fonde, en 1994, la compagnie de danse Companhia de Dança Deborah Colker où elle réalisera des chorégraphies saluées unanimement par le public et les critiques, dont Vulcão, Velox, Mix, Rota, Casa et 4 Por 4.

    Chaque nouveau spectacle de Deborah Colker vient gonfler les rangs — déjà très nombreux— de ses fans. « Mon travail est comme le Brésil, explique-t-elle, un métissage de couleurs, de mouvements et de rythmes, mais aussi une source de joie qui m’offre la possibilité de m’aventurer toujours plus loin sur le chemin de la découverte. C’est un honneur pour moi d’avoir des racines dans ce beau pays, riche de créativité et de musique. »

    Le travail de Deborah Colker ne tarde pas à attirer l’attention du milieu de la danse. À l’invitation du Komische Oper de Berlin, elle se rend en Allemagne en 2002 pour mettre sur pied un programme qui mettra à l’affiche Casa (une œuvre signée par sa propre compagnie en 1999) et Ela. En 2006, elle réalise Maracanã pour le compte de la Kampnagel Culture Factory de Hambourg. Elle accumule les honneurs au fil des créations puis, en 2001, devient la première artiste brésilienne à remporter le Lawrence Olivier Award pour «réalisation exceptionnelle en danse», l’un des prix les plus prestigieux du Royaume-Uni.

    En mettant son talent au service d’un spectacle du Cirque du Soleil, Deborah Colker a dû revoir sa façon habituelle de travailler. Plutôt encline à élaborer des concepts au fur et à mesure des répétitions, elle a dû mettre au point l’idée du spectacle un an et demi avant même l’arrivée des artistes.

    « Avec OVO nous présentons le monde des insectes en mettant l’accent sur le mouvement constant et la couleur, explique Deborah Colker. Mon langage chorégraphique est très physique et, pour moi, les mouvements des insectes se traduisent en émotions. OVO communique ma passion pour la danse, bien sûr, mais aussi mon amour profond pour la musique, l’inspiration que je tire du sport et la vivacité qui caractérise la vie de tous les jours. J’aime travailler à grande échelle et créer des œuvres percutantes, débordantes d’énergie sur scène. »

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  • Chantal Tremblay

    Directrice de création

    C’est à la fin des années 1980, alors qu’elle poursuit une carrière en danse à New York, que Chantal Tremblay se joint au Cirque du Soleil après avoir vu un de ses spectacles. Elle débute en tant que danseuse dans le cadre d’un projet de spectacle. Elle devient ensuite l’assistante de la chorégraphe Debra Brown et met la main à la création du spectacle Mystère. Chantal collaborera à plusieurs autres projets du Cirque du Soleil et assumera, notamment, la direction artistique des spectacles Alegría, La Nouba et Mystère. Sa solide feuille de route l’amène à relever de nouveaux défis. En 2006, Chantal devient la directrice de création du spectacle The Beatles LOVE, elle récidive en 2009 avec OVO et en 2011 avec Michael Jackson THE IMMORTAL World Tour avant KURIOS – Cabinet des curiosités.

    Pour Chantal Tremblay, « OVO est un spectacle très physique, tout en mouvements et marqué par la performance humaine. Cette énergie est évocatrice des déplacements, des rythmes et de la cadence des insectes eux-mêmes, qui nous ont inspirés tout au long du processus de création. L’entomologiste George Brassard nous a même apporté ses lumières sur le monde des insectes au moment où notre projet prenait forme. »

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  • Gringo Cardia

    Scénographe et concepteur des accessoires

    D’abord gymnaste, le très inventif Gringo Cardia s’est taillé une réputation enviable comme l’un des scénographes et artistes vidéo brésiliens les plus en demande dans le monde des arts de la scène.

    Dans sa carrière de scénographe, Gringo Cardia a réussi avec bonheur le maillage des trois disciplines auxquelles il appartient, soit l’architecture, le design graphique et la scénographie. Il a aussi laissé sa marque comme réalisateur au cinéma et artiste vidéo ainsi que comme producteur dans les milieux du théâtre, de l’opéra et de la mode.

    Gringo Gardia n’est pas étranger aux arts du cirque. En 1989, il a créé une troupe de nouveau cirque au Brésil avant de se joindre, en 1994, à Deborah Colker, metteur en scène de OVO. Ensemble, les deux fidèles collaborateurs ont inventé un langage qui accorde une place prépondérante à la scénographie. « Lorsque je conçois des décors, dit-il, j’aime voir grand, repousser les limites. La scénographie n’est pas qu’un support pour la production, n’est pas que décoration; elle doit faire partie intégrante du concept du spectacle et se prêter au jeu des artistes. »

    Cette démarche l’a manifestement bien servi. Il a signé les décors d’une centaine d’oeuvres théâtrales, collaboré à plus de 150 spectacles de musique des plus grands musiciens brésiliens et étrangers. Sa réalisation de près de 70 vidéoclips lui a valu de nombreux prix, dont le MTV Award du meilleur vidéoclip brésilien en 1990. Il a également conçu une centaine de pochettes d’albums des plus grands musiciens de son Brésil natal, y compris les légendaires Antonio Carlos Jobim et Gilberto Gil. Grâce à son travail comme scénographe, il a récolté une vingtaine d’honneurs, dont le prestigieux prix Lawrence Olivier londonien pour Mix, une production de la Colker Dance Company.

    De concert avec l’actrice Marisa Orth, Gringo Cardia a fondé, en 2000, un organisme sans but lucratif nommé Spectaculu qui donne à des étudiants en milieu défavorisé un accès à de la formation technique en arts de la scène. Depuis sa création, l’organisme a mis plus de 2 000 jeunes sur le marché du travail dans des domaines connexes (www.spectaculu.org.br).

    En 2000, Gringo Cardia a signé la scénographie du pavillon brésilien à l’Exposition universelle à Hanovre, en Allemagne. En 2004, il conçoit l’exposition Amazonia Brésil, en tournée partout dans le monde. Deux années plus, il réalise le film No Arms dans le cadre de la campagne d’Amnistie Internationale à New York et à Londres. Parmi ses récents concepts architecturaux figurent le Musée des télécommunications de Rio de Janeiro et le nouveau monument Minas Gerais à Belo Horizonte.

    Pour Gringo Cardia, la scénographie d’un spectacle du Cirque du Soleil tient davantage du domaine de l’architecture que du théâtre. « Au Cirque, un spectacle a une durée de vie de 10 à 15 ans — c’est une éternité dans le monde des arts de la scène! Aussi, la recherche-développement occupe une place prépondérante au Cirque où on ne cesse de repousser les limites de la technologie. Cette démarche s’arrime parfaitement à la mienne. »

    L’environnement scénique de OVO évoque le mystérieux habitat des insectes et est imprégné des couleurs, des sons et même des odeurs de la nature. « Nous sommes dans une caverne ou une termitière — là où vivent les insectes, explique-t-il. Or, l’un des plus grands défis pour un scénographe est de recréer la nature. J’ai choisi d’en évoquer le design plutôt que de le copier, de traduire ses formes et ses courbes du point de vue singulier des insectes. »

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  • Liz Vandal

    Conceptrice des costumes

    Liz Vandal débute sa carrière de créatrice de mode en 1988. Son style s'inspire à la fois des super-héros futuristes et des armures médiévales. Pour donner vie à ses créations fantastiques, elle emploie des matériaux comme le vinyle, le plastique et le polyuréthane.

    En 1990 s’installe une étroite collaboration entre Liz Vandal et Édouard Lock, le fondateur de la compagnie de danse La La La Human Steps. Elle signera ainsi les costumes des spectacles Infante, c’est destroy (1991), 2 (1995), Éxaucé/Salt (1999), Amelia (2002), André Auria (2002) pour l’Opéra de Paris et Amjad (2007).

    D’autres chorégraphes et compagnies de danse font appel à son talent à fusionner costumes et corps en mouvement, notamment la Compagnie Marie Chouinard. Margie Gillis, Bill Coleman José Navas, O Vertigo, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, le Washington Ballet, Le Ballet national du Canada, Mannheim Theatre et le Stuttgart Ballet (Allemagne).

    Depuis qu’elle a fondé sa propre compagnie — Vandal Costumes — en 1992 avec son associée Yveline Bonjean, Liz Vandal a proposé ses concepts dans les domaines de la mode, du théâtre, de l’opéra, de la musique et du cinéma. Sa griffe est d’ailleurs associée à la tournée Black ‘n Blue des Backstreet Boys ainsi qu’aux films The Lathe of Heaven de Philip Haas et La Turbulence des fluides de Manon Briand, tous deux sortis en 2002.

    OVO marque la première collaboration de Liz Vandal avec le Cirque du Soleil. Avec ses concepts de costumes organiques, elle exploite à fond les ressources que met à sa disposition l’Atelier de costumes du Cirque. « J’ai exploré des techniques de transformation des tissus afin d’évoquer et non d’imiter l’insecte. Par des plissages permanents ainsi que des méthodes de coloration et d’application de différents finis, on a créé une troisième dimension. Il en résulte une sorte d’origami organique des matières créant des volumes de muscles et de carapaces. Cette démarche permet de sublimer les costumes, de les poétiser et de leur donner une dimension évocatrice. »

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  • Fred Gérard

    Concepteur de l’équipement et des gréements acrobatiques

    En 1984, à la suite de rencontres singulières chez Zingaro (France), Fred Gérard passe des forages pétroliers aux arts du cirque. Issu de la première promotion du Centre national des arts du cirque à Châlons-sur-Marne (France) en tant que porteur au trapèze volant, Fred est approché pour être trapéziste dans le spectacle Nouvelle Expérience du Cirque du Soleil. Contraint de quitter la piste à la suite d’une blessure, il devient l’assistant du metteur en scène et du directeur artistique pour ce spectacle. Il occupera également le poste de coordonnateur artistique en tournée. Après un court périple en Europe, il revient au Cirque du Soleil où, pour Alegría et Mystère, il fait ses premiers pas en design d’appareils acrobatiques. Chef gréeur au Cirque du Soleil à Montréal et formateur de techniciens de cirque, il occupera ces fonctions en tournée pour quelques spectacles entre 1997 et 2006. En parallèle, avec d'autres compagnons circassiens, Fred Gérard crée le regroupement Nickel Chrome à Martigues, dans le sud de la France. Au sein de cette association dont le but est l'accompagnement de projets de cirque, il intervient comme chef monteur/gréeur,  directeur artistique, concepteur ou formateur pour des compagnies et des projets de cirque partout dans le monde. Avec Nickel Chrome et Théâtre Europe il participe, en collaboration avec d’autres, à la création et au développement du festival Janvier dans les Etoiles à La-Seyne-sur-mer. C’est la deuxième collaboration de Fred Gérard à un spectacle du Cirque du Soleil en tant que concepteur de l'équipement et des gréements acrobatiques, après OVO.

    OVO compte de grands numéros aériens qui ont présenté des défis de taille sur le plan du matériel acrobatique. Tout en hauteur et en longueur, le numéro aérien, par exemple, fusionne les disciplines de la banquine, de la balançoire russe, du cadre aérien et de la chaise en ballant. «Pour soutenir ce numéro dans lequel les artistes exécutent par moment des sauts de douze mètres, nous avons dû installer 80 câbles, précise Fred. C’est un magnifique numéro aérien, qui pour moi s’inscrira au « cirque de répertoire »

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  • Berna Ceppas

    Compositeur et directeur musical

    Après une année de scolarité en musique, Berna Ceppas a quitté l’école pour se joindre à diverses formations musicales comme guitariste avant de s’aventurer dans l’univers des synthétiseurs, des échantillonneurs et des ordinateurs. À l’âge de 25 ans, il entre à l’université en design graphique — une autre de ses passions —, mais l’appel de la musique se fait sentir à nouveau : il deviendra donc musicien, compositeur et arrangeur.

    En 1994, Berna Ceppas débute sa collaboration avec Deborah Colker, metteure en scène de Cirque 2009 et compose la musique de tous ses spectacles. « Notre relation en est une de symbiose, dit-il, non seulement en tant que partenaires de création, mais aussi comme amis. Nous nous connaissons très bien et cela se reflète dans notre façon de travailler ensemble. »

    Berna Ceppas a frayé avec une myriade de musiciens brésiliens et japonais parmi les plus réputés en tant que producteur de musique populaire. Il a aussi laissé sa marque comme producteur auprès de groupes de musique rock et populaire indépendants.

    Depuis 2000, le talent de Berna Ceppas rayonne au grand écran, notamment avec la bande sonore des films O Passageiro (Le Passager) et Niemeyer A Vida é um Sopro (Neimeyer, la vie est une bouffée d’air). La trame sonore qu’il a créée pour la série Blast Off produite par le Discovery Channel a été diffusée aux quatre coins du monde et sa feuille de route au réseau de télévision Globo comprend Brasil Legal et Mubuca.

    En 2002, Berna Ceppas a fondé A Orquestra Imperial, un groupe qui jouit d’une grande réputation et a revitalisé la scène musicale contemporaine à Rio de Janeiro et ailleurs au Brésil. Le groupe s’est fait connaître partout en Amérique et en Europe, grâce notamment à ses tournées à Paris, Chicago et Londres.

    « Je ne crois pas avoir une signature sonore à proprement parler, dit Berna Ceppas. Il fut un temps où j’étais reconnu pour mes échantillonnages, mais cette étiquette est plutôt limitative. Ma musique est tributaire de l’œuvre dans laquelle elle s’insère. » Le compositeur se voit un peu comme un caméléon, c’est-à-dire en constante mutation selon le contexte créatif. « Les défis que je m’impose et ceux des autres membres de l’équipe de création sont intimement imbriqués les uns dans les autres, convergent vers un même but, explique-t-il. »

    Le fait que OVO soit présenté sous chapiteau stimule Berna Ceppas au plus haut point. « Ça n’a rien à voir avec un théâtre traditionnel. Le chapiteau transporte le public dans un univers bien particulier, le dépayse, le déstabilise. Et le spectacle lui-même nous plonge dans un monde extraordinaire — celui des insectes. J’ai créé des échantillonnages à partir de vrais bruits d’insectes qui seront intégrés à la musique à même le clavier. J’ai aussi assigné des instruments et des thèmes à des personnages spécifiques, un peu comme dans le conte musical Pierre et le loup de Prokofiev. » Et, comme on peut s’y attendre d’un musicien brésilien, le compositeur a aussi fait largement appel aux percussions dans la musique de OVO.

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  • Éric Champoux

    Concepteur des éclairages

    Peintre depuis l’âge de 16 ans, Éric Champoux a toujours porté un intérêt profond pour la lumière.

    Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 1997, Éric Champoux a signé une soixantaine de concepts d’éclairages au théâtre, tant au Québec qu’en Europe. Des metteurs en scène québécois de renom comme André Brassard, Gill Champagne, Alice Ronfard, René Richard Cyr, Claude Poissant et Yves Desgagnés ont fait appel à ses tableaux de lumière.

    Depuis une douzaine d’années, Éric Champoux est un fidèle collaborateur de l’homme de théâtre québécois Wajdi Mouawad, pour qui il a signé, entre autres, les éclairages de Rêves, Les Troyennes, Le Mouton et la Baleine, Les Trois Soeurs, Incendies, Forêts et, plus récemment, Seuls.

    Au Théâtre Espace Go, Éric Champoux a conçu les éclairages des pièces Désordre public, mise en scène par Alice Ronfard (2006), La Promesse de l’aube d’après Romain Gary, d’André Melançon (2006), Les hommes aiment-ils le sexe, vraiment, autant qu’ils le disent?, d’un collectif d’auteurs et de metteurs en scène (2004).

    Rompu à l’art de mettre le réel — et l’irréel — en lumière, Éric Champoux, véritable artiste visuel, cherche constamment à parfaire sa maîtrise de la peinture par les éclairages. « Ce que je peins, c’est de la lumière sur des corps et des objets, explique-t-il. Je compose une image lumineuse sur scène exactement comme je compose un tableau, couche par couche, découpant par la lumière un personnage sur un canevas de couleur. Les deux résultats reposent sur une même démarche. »

    OVO marque la première collaboration d’Éric Champoux à un spectacle du Cirque du Soleil. Inspiré d’abord par le chapiteau lui-même — sa scène et son dispositif centraux, ses quatre mâts et son décor situé loin en arrière-plan, il a dessiné la lumière sur papier dès la naissance du projet. C’est ainsi qu’il travaille toujours, s’intéressant d’abord au tableau global sur scène, à la danse et à l’harmonie des couleurs.

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  • Jonathan Deans

    Concepteur sonore

    Jonathan Deans, l'un des concepteurs de son les plus sollicités dans le monde du théâtre musical. Foulant déjà les planches avec la Royal Shakespeare Company à l’adolescence,  Jonathan Deans éprouve une fascination pour l'électronique et le son. C'est à l'âge de 15 ans qu'il mettra son intérêt pour le son au service du théâtre. Quelques années plus tard, après un périple comme ingénieur du son dans le milieu de la musique, notamment chez Morgan Studios où il frayera avec des artistes de renom tels que Cat Stevens, Paul Simon et Rick Wakeman, il renoue avec le théâtre par l’entremise du Royal Opera House (Covent Garden) et se voit confier le mixage sonore de la comédie musicale A Chorus Line. Un succès n'attendant pas l'autre, il devient opérateur sonore pour des douzaines de productions du West End de Londres. Son succès l’amène à concevoir l’environnement sonore de la comédie musicale Marilyn; s'ensuivront, entre autres, Time, Les Misérables, Mutiny et Jean Seberg. Plus de 10 années plus tard, il déménage en Amérique où il conçoit des systèmes et des environnements sonores pour le compte de parcs thématiques, d’amphithéâtres, d’arénas et de productions sur Broadway dont Ragtime, Fosse, King David, Damn Yankees, Taboo, Brooklyn, Lestat, Pirate Queen et Young Frankenstein, La Cage Aux Folles, Spiderman et Priscilla Queen of the Desert. Avec Michael Jackson ONE, Jonathan Deans conçoit le système sonore du 14e spectacle du Cirque du Soleil depuis Saltimbanco en 1992.

    « Pour moi, OVO propose une expérience d’immersion dans laquelle les insectes sont magnifiés, explique Jonathan Deans. Nous avons mis en place un système de son ambiophonique de bout en bout, chose inhabituelle pour un spectacle sous chapiteau. Lorsqu’il pénètre dans le chapiteau, le spectateur a l’impression de se retrouver dans un espace complètement différent et je dois composer avec cela. Je veille à accentuer l’impression qu’on se retrouve dans un autre monde. »

    Jonathan Deans a conçu l’environnement sonore en étroite collaboration avec le compositeur Berna Ceppas. « Le public entendra des sons d’insectes réels ou modulés, imbriqués dans la musique même, explique Jonathan. En modulant le tempo, le mixage ainsi que les différentes tonalités et rythmes, nous arrivons à façonner des ambiances particulières qui dirigent l’attention sur la performance sur scène. »

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  • Philippe Aubertin

    Concepteur de la performance acrobatique

    Porté par l’engouement qu’ont suscité les Jeux olympiques de 1976 à Montréal, Philippe Aubertin s’adonne à la gymnastique dès l’âge de 5 ans, suivant les traces de son frère aîné. Bien qu’il soit accepté au sein de l’équipe junior nationale à 18 ans, il décide de se retirer de la compétition en raison des trop grandes exigences physiques que cela impose. Il devient entraîneur au Centre de gymnastique de Montréal, fonction qu’il occupera jusqu’en 1999. Durant cette période, il obtiendra la certification professionnelle de l’Association canadienne des entraîneurs.

    Tout en poursuivant sa carrière d’entraîneur, Philippe Aubertin fait des études universitaires en entraînement sportif à l’Université du Québec à Montréal, mais l’appel du Cirque du Soleil le propulse vers de nouveaux horizons. En effet, Boris Verkhovsky, directeur de la performance acrobatique et du coaching au Cirque du Soleil, fait appel à ses services, en 1999, dans le cadre des formations générales au siège social international de l’entreprise. Après avoir réalisé plusieurs mandats, il cède à l’attrait du voyage et s’envole d’abord pour la Floride, d’abord comme entraîneur sur La Nouba en 2000, puis pour le Japon comme entraîneur-chef sur Saltimbanco.

    En 2004, Philippe Aubertin assume la fonction d’entraîneur-chef au siège social et se résout à renouer avec la vie de tournée : il occupera la même fonction pendant deux années sur le spectacle Corteo.

    Reconnu pour son ardeur et sa créativité, Philippe Aubertin est nommé, en 2007, concepteur de la performance acrobatique de OVO, sa première collaboration à un spectacle en tant que concepteur.

    « Comme concepteur, on part de zéro, explique-t-il, et la page blanche peut être intimidante au début. Mais dès qu’on voit nos idées transposées à la réalité, avec les décors, les costumes et la musique, c’est rien de moins qu’enivrant. »

    « Pour le spectacle OVO, la décision de mettre l’accent sur la performance humaine et d’axer les numéros sur la dynamique des insectes s’est imposée dès le début, explique Philippe Aubertin. Nous avons, entre autres, deux grands numéros de groupe qui mêlent volant, balançoire russe, rebond, trampoline et Power Track

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  • Julie Bégin

    Conceptrice des maquillages

    La fascination que Julie Bégin éprouve devant le pouvoir transformateur du maquillage remonte à son enfance. Dès son plus jeune âge, elle voyait toute physionomie comme un terrain d’expérimentation et à 18 ans, elle a délaissé ses études en sciences pour se lancer corps et âme dans un voyage nomade au pays de la mode.

    Julie Bégin décroche son premier emploi en réponse à un défi. Lors d’une visite à Toronto, une amie la convainc d’aller passer une audition pour un poste de maquilleuse. Propulsée par sa détermination et son talent, bien qu’elle n’avait aucune formation en maquillage, elle décrocha le poste embrassant avec passion un métier qui lui allait comme un gant.

    Après avoir passé huit années en Europe et en Asie à perfectionner sa technique, Julie Bégin met le cap sur New York, en 1998, afin de poursuivre sa carrière et d’explorer la scène locale des arts. Ses succès venant aux oreilles du célèbre maquilleur Dick Page, elle se taille une place enviable au sein de son équipe travaillant à New York, à Milan et à Paris.

    Julie Bégin est remarquée par plusieurs des grands noms de la mode et de la scène. Des couturiers réputés tels que John Galliano, Marc Jacobs et Helmut Lang font appel à ses services. Elle travaille aussi avec des photographes de renom tels qu’Ellen von Unwerth et Mick Rock pour des « shootings » publicitaires et promotionnels. Plusieurs artistes et célébrités, dont Madonna, Céline Dion et Alanis Morissette, font également régulièrement appel à son talent.

    Julie Bégin se démarque par son approche novatrice et imaginative. Toutes ses créations — des styles fluides et naturels aux concepts les plus percutants — sont animées par un même désir : celui de révéler la beauté intrinsèque d’un visage. « Le défi de créer des maquillages pour un spectacle du Cirque du Soleil, dit-elle, c’est d’aller au-delà de la beauté pour révéler le personnage. Chaque visage est une source d’inspiration nouvelle. Lorsque tous les éléments convergent au bout du compte, on arrive à révéler bien plus que la personnalité de l’artiste — on en révèle l’âme ».

    Pour élaborer les concepts de maquillages de OVO, Julie Bégin a choisi d’évoquer plutôt que de recréer le monde des insectes. « On ne m’a pas donné un mandat explicite, mais je savais que je ne voulais pas simplement reproduire la physionomie des insectes, explique-t-elle. Les concepts plutôt austères de l’école du Bauhaus et du sculpteur Alexander Calder m’ont servi de points de départ, mais au fur et à mesure que le spectacle prenait forme, je me suis éloignée de ces concepts abstraits au profit d’une approche plus organique se rapprochant davantage de l’univers fantaisiste d’Antoni Gaudí ou de celui des Organic Abstractionists. Cette citation de l’artiste Antony Gromley résume bien ma démarche : Je tente, à travers mon travail, de matérialiser l’endroit de l’envers des apparences où nous vivons tous. »

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