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Concepteurs

 
  • Guy Laliberté

    Fondateur

    Guy Laliberté est né à Québec en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde, avec le soutien d'un noyau de complices, le premier cirque d’origine québécoise de réputation internationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent des amuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.

    Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques qui caractérise le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l’équipe de concepteurs lors de la création de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque au rang des grandes disciplines artistiques.

    Le Cirque du Soleil est aujourd’hui une entreprise internationale par la composition de son organisation, par ses influences et par l’étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve à la tête d’une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.

    En octobre 2007, Guy Laliberté réalise un deuxième grand rêve : il crée la Fondation ONE DROP visant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable. Ce projet, qui s’inscrit au cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur la planète, est né des mêmes valeurs qui l’animent depuis les débuts du Cirque du Soleil : la conviction que ce que l’on donne à la vie nous revient et que chaque geste individuel peut faire toute la différence.

    En septembre 2009, Guy Laliberté est devenu le premier explorateur privé canadien de l’espace. Sa mission avait pour but de sensibiliser l’humanité aux questions liées à l’eau sur la planète. Sous le thème L’eau pour tous, tous pour l’eau, cette première mission sociale et poétique dans l’espace visait à sensibiliser le public au moyen d’une approche artistique : une émission spéciale de 120 minutes diffusée sur le Web regroupant diverses prestations artistiques dans 14 villes sur cinq continents incluant la Station spatiale internationale.

    Principaux prix et distinctions
    En 2011, Guy Laliberté est intronisé au temple de la renommée de l’entreprise canadienne. Le célèbre Hollywood Walk of Fame consacre une de ses prestigieuses étoiles à Guy Laliberté en 2010. La même année, l’Ordre de la Pléiade du gouvernement du Québec élève Guy Laliberté au grade d’Officier, l’ayant fait Chevalier six ans plus tôt. En 2008, Guy reçoit un doctorat honoris causa de l’Université Laval, à Québec. L’année précédente, il est triple lauréat du Grand prix de l’entrepreneur d’Ernst & Young en remportant les honneurs des volets régional, national et international de ce prestigieux programme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale du Canada remet à Guy Laliberté l’insigne de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction du pays. La même année, son nom figure au palmarès des cent personnes les plus influentes de Time Magazine. Guy Laliberté est également honoré par le groupe Condé Nast, en 2003, dans le cadre du Never Follow Program, un hommage aux créateurs et aux innovateurs. En 2001, il est nommé Grand Montréalais par l’Académie du même nom.  En 1997, Guy Laliberté reçoit l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.


     

    Autres prix et distinctions

    2009
    Lifetime Achievement Award  décerné par  l’Association canadienne du marketing (Canada)

    2002
    Intronisation au Canada’s Walk of Fame

    1998
    Visionary Award décerné par l’American Craft Museum (maintenant le Museum of Arts & Design à New York)

    1996
    Prix Vision nouvelle reçu au 43e Gala du Commerce (Québec)

    1988
    Personnalité de l’année, Gala Excellence La Presse (Québec)

    1988
    Entrepreneur de l’année décerné par le magazine Les Affaires (Québec)

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  • Franco Dragone

    Metteur en scène

    Franco Dragone a imprégné de sa poésie et de son regard social sur le monde un grand nombre de spectacles du Cirque du Soleil. Entre 1985 et 1998, il a signé la mise en scène de 10 créations : Cirque du Soleil (1985), La Magie continue (1986), Le Cirque réinventé (1987), Nouvelle Expérience (1990), Saltimbanco (1992), Mystère (1993), Alegría (1994), Quidam (1996), La Nouba et «O» (1998). Il a également réalisé le long métrage Alegría, lancé au printemps 1999.

    Franco Dragone est l'un des grands responsables du maillage des disciplines artistiques et des cultures qui caractérise ces productions. Avant le début de sa longue association avec le Cirque du Soleil en 1985, il a collaboré avec plusieurs troupes de théâtre européennes.

    Ce natif d'Italie a grandi à La Louvière, en Belgique. En 2000, il décide de retourner vivre dans cette communauté ouvrière de Wallonie. Il fonde alors Dragone, une compagnie de création et de production artistique.

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  • Michel Crête

    Scénographe

    De 1990 à 1998, Michel Crête a imaginé l'environnement de toutes les productions du Cirque du Soleil. Il est en effet le responsable de la scénographie des spectacles Nouvelle Expérience, Fascination, Saltimbanco, Mystère, Alegría, Quidam, «O» et La Nouba. Il a également contribué à la conception des trois théâtres permanents où sont présentés les spectacles du Cirque du Soleil à Las Vegas et à Orlando. En 1998, Michel Crête a reçu le prix de la production de l'année de l'Entertainment Design pour «O».

    Michel Crête a joint le Cirque du Soleil en 1986 comme concepteur de costumes. Il collabore, dans ce rôle, au spectacle Le Cirque réinventé. Les créations qu'il a signées pour ce spectacle, qui a également été enregistré pour la télévision, lui ont mérité un prix Gémeau et un prix Gemini (ces récompenses saluent le travail des artisans de la télévision au Canada) pour les meilleurs costumes pour une émission de variétés.

    Après l'obtention de son diplôme du programme de décoration de l'École nationale de théâtre du Canada, en 1984, Michel Crête devient rapidement l'un des scénographes de théâtre les plus recherchés à Montréal. De 1985 à 1991, il conçoit les costumes ou les décors de près d'une quarantaine de pièces. Il travaille auprès de metteurs en scène de renom et avec des figures marquantes de la relève théâtrale au Québec. Entre 1989 et 1991, il remporte à trois reprises le Prix Gascon-Roux de la meilleure scénographie décerné par le Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal.

    En 2001, il a conçu le chapiteau et créé la scénographie du spectacle Cheval de la compagnie Cheval-Théâtre fondée par Gilles Ste-Croix.

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  • Dominique Lemieux

    Conceptrice des costumes

    Dominique Lemieux a donné au Cirque du Soleil son identité visuelle distinctive en signant les costumes de tous les spectacles de l’entreprise entre 1989 et 1998. Sa griffe est associée aux créations Le Cirque réinventé (1989), Nouvelle Expérience (1990), Saltimbanco (1992), Mystère (1993), Alegría, (1994) Quidam (1996), «O» et La Nouba (1998). Elle récidive avec Corteo en 2005, ZAIA en 2008 et Banana Shpeel en 2009.

    En tant que conceptrice des costumes, Dominique Lemieux fait beaucoup plus qu'habiller les artistes. Ses œuvres jouent un rôle déterminant dans la création des personnages fantastiques qui peuplent l'univers du Cirque du Soleil.

    Dominique Lemieux dessine depuis sa plus tendre enfance. Sa passion l'amène à étudier en beaux-arts à l'Université Concordia. Après l'obtention de son diplôme, elle devient graphiste et illustre des livres pour enfants. Elle entre ensuite en scénographie à l'École nationale de théâtre du Canada (ÉNT). Ses cours de dessin et de création de costumes confirment sa passion pour son futur métier.

    Entre 1986 et 1988, Dominique Lemieux travaille comme assistante auprès de François Barbeau, un des grands concepteurs de costumes à Montréal et professeur à l'ÉNT.

    Dominique Lemieux se joint au Cirque du Soleil en 1988 et ses créations ne cessent, depuis, de susciter l'émerveillement des spectateurs du monde entier. Rompue à l’art de fusionner forme et fonction, elle se démarque par son esprit du détail et son souci de l’artiste, notamment en analysant la façon dont les fibres réagissent au contact de la peau et des mouvements de l’acrobate.

    Dans Banana Shpeel, Dominique Lemieux juxtapose rétro et moderne. « La forme des costumes rappelle l’époque du vaudeville, tandis que le choix des tissus et le traitement des matières relèvent d’une démarche contemporaine, explique-t-elle. C’est la juxtaposition des deux qui fait l’originalité des costumes » L’illusion a aussi servi de leitmotiv à Dominique Lemieux. « Je passe progressivement de teintes monochromes à des couleurs vibrantes en utilisant des matières miroitantes et changeantes qui évoquent le côté flamboyant de l’univers du vaudeville, poursuit-elle. Banana Shpeel est un spectacle tout en contrastes : dans son univers clownesque, le metteur en scène David Shiner aime explorer les extrêmes, et les costumes reflètent le côté tantôt machiavélique, tantôt angélique des personnages. »

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  • René Dupéré

    Compositeur et arrangeur

    René Dupéré a joué un rôle déterminant dans l’univers artistique de la première décennie du Cirque du Soleil. Ses musiques composées pour les spectacles Nouvelle Expérience, Le Cirque réinventé, Saltimbanco, Mystère, Alegría ont rayonné et rayonnent toujours bien au-delà du chapiteau. En 2004, René Dupéré signe la musique et effectue les arrangements du spectacle KÀ, marquant ainsi son retour au Cirque du Soleil pour la première fois depuis la création d’Alegría en 1994.

    En 1994 et 1995, les albums Alegría et Mystère demeurent plusieurs semaines au palmarès de Billboard dans la catégorie musique du monde. En 1995 et en 2004, le Festival international de jazz de Montréal consacre sa soirée hommage à la musique de René Dupéré et du Cirque du Soleil.

    Ce maître du métissage musical a composé une partie de la musique des cérémonies marquant la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997. L’année suivante, il crée la musique de la tournée mondiale de la troupe de ballet sur glace Holiday on Ice, basée à Amsterdam. Il est également l’auteur de la trame sonore de plusieurs films et téléséries.

    Le talent de René Dupéré lui a valu de nombreux prix et distinctions. Il est lauréat de deux prix Hagood Hardy décernés par la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN). En 1998, au New York Publicity Festival, il reçoit le Golden Award de la meilleure musique originale pour sa pièce Ismya Vova, composée pour une campagne publicitaire d’Air Canada.

    En 1998, René Dupéré fonde sa maison de disques, Netza, et lance le troisième album portant sa signature sur cette étiquette en 2002.

    Le nom de René Dupéré figure également au générique de nombreux films, y compris La peau blanche (2005), La lune en bouteille (2006) et Journey to the Centre of the Earth (2007). En 2005, l’Université Laval lui décerne un doctorat honoris causa en musique pour sa contribution à la musique populaire.

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  • Debra Brown

    Chorégraphe acrobatique

    Debra Brown est reconnue mondialement pour ses chorégraphies uniques qui allient les acrobaties à la danse. Elle s’est jointe au Cirque du Soleil en 1987 à titre de chorégraphe pour  Le Cirque réinventé. Elle signera par la suite  les chorégraphies des spectacles Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Alegría, Mystère, Quidam, «O», La NoubaCorteo, un numéro de Zumanity, ainsi que les spectacles ZED, Zarkana et Michael Jackson THE IMMORTAL World Tour. Elle a aussi travaillé avec des artistes et des groupes issus d’une large gamme de disciplines en participant notamment au Festival Mondial du Cirque de Demain de 1990 (Paris), à l’opéra de John Corigliano, The Ghosts of Versailles, présenté au Metropolitan Opera de New York, et Ring Cycle de Wagner, produit par le Lyric Opera de Chicago. En 1994, Debra a créé et produit Apogée, un ballet de 50 minutes explorant la surface du trampoline comme piste de danse, présenté pour la première fois à Toronto, puis à Los Angeles et à San Francisco dans le cadre d’une soirée-bénéfice pour le SIDA organisée par Elizabeth Taylor et Magic Johnson. En 1995, elle a collaboré avec Luciano Pavarotti à la production du Metropolitan Opera, La Fille du Régiment, à New York. Debra a également chorégraphié la prestation du groupe Aerosmith aux American Music Awards (2001) et de leur vidéoclip de Jaded ainsi que la tournée internationale Drowned de Madonna. Elle a travaillé aussi avec plusieurs célébrités de la scène musicale dont Shakira, Wyclef Jean et Céline Dion. Au cinéma, elle chorégraphie certaines séquences des films Catwoman, Van Helsing et Barney’s Great Adventure. Debra a été récompensée du prix « Innovative Choreography » pour sa contribution exceptionnelle en matière de chorégraphie et de danse à la 14e remise des prix Bob Fosse de Los Angeles, en 1997. En 2002, elle a reçu un prix Emmy pour sa chorégraphie d’un numéro créé par le Cirque du Soleil à l’occasion des Oscars.

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  • Luc Lafortune

    Concepteur des éclairages

    En signant les éclairages du spectacle KÀ, Luc Lafortune donne vie à sa douzième création avec le Cirque du Soleil. Il est associé au Cirque du Soleil depuis sa fondation, en 1984. Cette année-là, il est embauché comme technicien d'éclairage dans les coulisses. L'année suivante, c'est aux commandes du pupitre d'éclairage qu'il participe à la tournée de huit mois de la jeune troupe. En 1986, il devient le concepteur des éclairages. Depuis, ses tableaux de lumière ont fait le tour du monde.

    Au Cirque du Soleil, sa feuille de route comme concepteur comprend les spectacles Le Cirque réinventé, Fascination, Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Mystère, Alegría, Quidam, «O», La Nouba, Dralion, Varekai et Zumanity. Il est également codirecteur de la photographie de l'enregistrement vidéo du spectacle Quidam.

    En 2002, il a travaillé, auprès du metteur en scène Robert Lepage, à la conception des éclairages de la tournée mondiale Growing Up du chanteur britannique Peter Gabriel. Plusieurs autres artistes et groupes de réputation internationale ont fait appel à ses talents. Depuis 1996, il a collaboré, entre autres, avec No Doubt, The Eagles, Gipsy Kings et le cirque suisse Salto Natale.

    Luc Lafortune a étudié en production théâtrale à l'Université Concordia, à Montréal. Il se destinait d'abord à la scénographie. « Un jour, en répétition, j'ai découvert la capacité de la lumière à redéfinir l'espace, à contribuer fortement à établir l'image et l'esprit d'un spectacle », dit-il. Cette expérience a fait naître une passion qui dure toujours.

    L'excellence de son travail lui a mérité de nombreux prix. En 1992, sa conception des éclairages du spectacle Saltimbancolui a valu un prix Drama-Logue, décerné par les critiques de ce magazine californien consacré au théâtre. En 1994, il a été choisi comme concepteur de l'année par le magazine Lighting Dimensions International (LDI). En 1997, le spectacle The Atomic Lounge de Martin Professionnals, dont il a réalisé la direction artistique, a reçu le LDI du meilleur spectacle de lumière. En 1998, il a été honoré d'un Entertainment Design Award pour la direction artistique des éclairages du spectacle «O».

    Luc Lafortune est régulièrement invité à titre de conférencier pour partager son savoir et ses réflexions avec des étudiants et des professionnels de tous les continents.

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  • François Bergeron

    Concepteur sonore

    François Bergeron explore, depuis plus d’une vingtaine d'années, mille et une manières de toucher le cœur des spectateurs par ses tableaux sonores. À elles seules, ses réalisations pour le Cirque du Soleil (Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Quidam, «O», La Nouba et Varekai) ont fait le tour de la planète et lui ont valu de très nombreux prix. Parmi ceux-ci, le titre de « Sound Designer of the Year » lui est décerné en 1996 par le magazine Entertainment Design pour les installations multimédias présentées à New York au magasin phare de Nike ainsi que pour le spectacle Quidam. En 1999, il reçoit, avec l'équipe des concepteurs de «O», le prix THEA de la catégorie « Live Show ».

    François Bergeron a également été opérateur de la console durant la tournée nord-américaine du spectacle Nouvelle Expérience.

    Depuis 1990, François Bergeron travaille en Europe, en Asie et en Amérique du Nord pour plusieurs musées et de nombreux producteurs de spectacles de variétés, de pièces de théâtre et de comédies musicales. En 1997, il récolte un Drama-Logue Award (Etats-Unis) pour sa contribution à la comédie musicale Peter Pan, mettant en vedette Cathy Rigby, présentée en tournée et sur Broadway entre 1997 et 1999. En 2002, il produit l'environnement sonore d'une nouvelle attraction, le Templo del Fuego, en Espagne (Universal Studios Port Aventura). Ce mandat mène à la création de sa propre entreprise, Thinkwell Design & Production, située à Los Angeles et vouée à la création de projets aux quatre coins du monde, y compris en Asie et au Moyen-Orient. Il participera ensuite à la création du nouveau parc thématique Tokyo DisneySea, au Japon, pour le compte de Walt Disney Entertainment.

    « Au cirque, l'environnement sonore est un véhicule puissant de l'émotion, souligne François Bergeron. Il peut avertir d’un danger imminent, accentuer la tension ou déclencher le rire. Et il est impossible d'échapper à son influence. Mon défi est de créer, avec les bons outils, une ambiance qui traduit les intentions du metteur en scène et qui met en valeur la musique aussi bien que les prouesses des artistes. »

    « J’ai trouvé, avec la technologie, une certaine zone de confort, rajoute le concepteur de son, mais après toutes ces années d’expérience, je suis sorti de cette zone pour entrer dans un univers beaucoup plus créatif. Pour ZED, j’ai généré plein d’effets qui donnent un souffle, une texture émotive au spectacle. Le côté subliminal de l’environnement sonore transporte le spectateur d’un endroit à l’autre, d’une ambiance à l’autre. Je transforme les émotions en sonorités. Au moyen des seuls sons, je peux modifier l’atmosphère du spectacle et l’émotion que le public va ressentir. Je suis une sorte de DJ des émotions. »

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  • Jonathan Deans

    Concepteur sonore

    Jonathan Deans, l'un des concepteurs de son les plus sollicités dans le monde du théâtre musical, signe, avec Viva ELVIS, la conception sonore de son treizième spectacle du Cirque du Soleil. Celui qui a façonné les ambiances sonores de Saltimbanco, «O», Mystère, La Nouba,  Zumanity, KÀ, Corteo, LOVE, KOOZA, Wintuk, CRISS ANGEL Believe et OVO est stimulé par la démarche de création évolutive « work-in-progress » du Cirque du Soleil et par l'étroite collaboration qui se noue au sein de l'équipe de créateurs.

    Acteur dès la tendre enfance, Jonathan Deans éprouve une fascination pour l'électronique et le son. C'est à l'âge de 15 ans, foulant déjà les planches avec la Royal Shakespeare Company, qu'il mettra son intérêt pour le son au service du théâtre. Après un périple comme ingénieur du son dans le milieu de la musique, notamment chez Morgan Studios où il frayera avec des artistes de renom tels que Cat Stevens, Paul Simon et Rick Wakeman, il renoue avec le théâtre par l’entremise du Royal Opera House (Covent Garden) et se voit confier le mixage sonore de la comédie musicale A Chorus Line. Un succès n'attendant pas l'autre, il devient opérateur sonore pour une douzaine de productions, y compris Evita, Cats, Bugsy Malone et The Sound of Music.

    Le succès de Jonathan Deans venant aux oreilles des producteurs du « West End », il devient concepteur de son pour la comédie musicale Marilyn; s'ensuivront, entre autres, Time, Les Misérables et Mutiny, Jean Seberg, puis Ragtime, Fosse, King David, Damn Yankees, Taboo, Brooklyn, Lestat, Pirate Queen et Young Frankenstein sur Broadway.

    Ses diverses réalisations comme concepteur de son lui ont valu de nombreux prix. En 1998 notamment, au moment où il mettait au point l'environnement sonore de La Nouba, Jonathan Deans a reçu le Entertainment Design Award de la production de l'année pour sa contribution au spectacle «O».

    Pour Jonathan Deans, les spectacles permanents et les spectacles de tournée sont deux mondes distincts au plan sonore. « Les aspects techniques sont différents, explique-t-il, mais l’expérience sonore, les idées, le jeu de textures et la superposition de sons et de musique sont identiques.

    « Si Elvis n’apparaît pas en chair et en os dans le spectacle, tout ce que nous faisons est en lien avec lui, explique Jonathan Deans. Il est donc impératif que le système de sonorisation fasse écho aux éléments visuels du spectacle et fasse honneur au King du rock’n roll. Les dimensions du théâtre de Viva ELVIS sont énormes, à l’image de ce personnage légendaire. Pour créer un environnement sonore digne de lui, nous avons installé des caissons de basse dans le plancher de manière à exploiter la résonance de la structure en béton du théâtre. Les vibrations infrasonores ainsi créées vont remuer les spectateurs, dans tous les sens du terme, au gré des prestations musicales et des effets sonores. »

    Jonathan Deans est né en Angleterre et vit actuellement aux États-Unis.

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  • Carmen Ruest

    Directrice de création

    Carmen Ruest fait partie du noyau de complices que le fondateur du Cirque du Soleil Guy Laliberté appelle les pionniers - « les gens qui ont mis l'épaule à la roue aux tout débuts et qui ont fait du rêve une réalité ».

    Durant les années 1970 à Montréal, Carmen Ruest prenait et donnait des cours de danse en hiver et dansait sur des échasses comme amuseuse public en été. À l'époque, elle est devenue une spécialiste des techniques des arts du cirque - dont la gymnastique acrobatique, le trapèze et la corde raide - et a perfectionné ses aptitudes comme échassière. Au début des années 1980, elle a fait la connaissance de Gilles Ste-Croix, devenant le partenaire d'échasses de celui-ci. Gilles Ste-Croix, avec le concours de Carmen Ruest et d'autres, a fondé le Club des talons hauts qui allait devenir le Cirque du Soleil en 1984 sous la direction de Guy Laliberté.

    Au cours de ses premières dix années au Cirque du Soleil, Carmen Ruest a partagé son temps entre les échasses et la direction artistique aux côtés de Gilles Ste-Croix. Après une courte période à l'extérieur du Cirque du Soleil comme directrice de production et conceptrice de costumes, Carmen Ruest est revenue au casting comme dépisteure artistique, ratissant la planète à la recherche de talents. Depuis son retour aux « sources », Carmen Ruest a fait de grands pas. En plus de travailler comme entraîneure en échasses pour Alegría et Mystère, elle a été promue assistante de la directrice du casting, période durant laquelle l'équipe de dépisteurs est passée de 5 à plus de 30 personnes. En 1998-1999, elle s'est illustrée comme coordonnatrice artistique et à la création de La Nouba.

    Lorsqu'elle est désignée directrice de création de DELIRIUM en 2005, Carmen Ruest envisage son travail avec beaucoup d'enthousiasme. « Le défit que pose DELIRIUM est de réussir le croisement de deux mondes dissemblables : les arts du cirque et les spectacles en aréna, dit-elle. Nous voulons amener le Cirque du Soleil à de nouveaux publics. Mon rôle est de créer une synergie entre les membres de l'équipe de concepteurs et de faciliter leur travail pour que la vision des pionniers du multimédia Michel Lemieux et Victor Pilon (les concepteurs et metteurs en scène de DELIRIUM) rejaillisse sur scène. »

    Carmen Ruest est née à Rimouski, Québec.

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  • Nathalie Gagné

    Conceptrice des maquillages

    Depuis son adolescence, Nathalie Gagné est fascinée par le maquillage et par son influence sur le travail de l’acteur. « C’est le reflet de l’âme des personnages », dit-elle en notant également que les maquillages sont « la baguette magique qui enlève les inhibitions ».

    Après ses études en production théâtrale au Cégep de Saint-Hyacinthe, au Québec, elle a été une des premières diplômées de la filiale montréalaise de la célèbre école de maquillage parisienne Christian Chauveau.

    Avant de se joindre au Cirque du Soleil, Nathalie Gagné a travaillé dans les domaines du théâtre, du cinéma et de la télévision. À deux reprises, elle a été mise en nomination pour le Gémeau des meilleurs maquillages, toutes catégories, décerné par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.

    De plus en plus, Nathalie cherche à associer les artistes à la création de leur physionomie scénique. « Les acrobates, contrairement aux acteurs, sont peu habitués à observer leur visage. Une de mes préoccupations est de les amener à le faire et à trouver, en eux et avec eux, des lignes de force qui serviront à construire leur personnage », dit celle qui a créé, depuis 1995, plus de mille concepts de maquillage au Cirque du Soleil. Ses concepts définitifs ont été choisis parmi plus de 5 000 esquisses.

    Nathalie Gagné a réalisé les nouveaux concepts de maquillage des spectacles Mystère, Alegría et Saltimbanco, qui l’ont amenée à travailler avec le metteur en scène Franco Dragone et la conceptrice des costumes Dominique Lemieux. Après Quidam, «O», La Nouba, Varekai, Zumanity, KÀ, Corteo, DELIRIUM, LOVE, ZAIA, CRISS ANGEL Believe et Viva ELVIS, elle participe pour la 16e fois à la conception d’un spectacle du Cirque du Soleil.

    Nathalie Gagné est également responsable du respect des concepts de maquillage qui portent sa signature. Comme ces concepts sont réalisés par les artistes eux-mêmes, des ateliers de maquillage sont maintenant intégrés à la formation générale offerte à tous les artistes du Cirque du Soleil. En plus d’apprendre à chaque artiste à réaliser son propre maquillage, Nathalie Gagné rédige à leur intention un guide d’application « étape par étape ».

    En 2010, Nathalie Gagné a signé les maquillages de la pièce Il Campiello de Carlo Goldini, mise en scène par Serge Denoncourt ainsi que pour le film 3D sur le Cirque du Soleil produit par James Cameron et réalisé par Andrew Adamson.

    « Dans IRIS, les maquillages s’harmonisent avec les jeux d’ombre et de lumière qui caractérisent certains tableaux, explique Nathalie Gagné. Pour certains personnages, j’ai voulu créer un effet vieillot évoquant les anciennes affiches de magiciens du 19e siècle. Pour d’autres, je me suis inspirée du visage des grandes stars des classiques du cinéma en y ajoutant la touche Cirque du Soleil. »

    Nathalie Gagné est née à Trois-Pistoles, au Québec.

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