TOTEM

TOTEM retrace le périple fascinant de l’espèce humaine, de son état primitif d’amphibien jusqu’à son désir ultime de voler. Ses personnages évoluent sur une piste en forme de tortue géante, symbole d’origine de plusieurs civilisations anciennes.

De nombreux mythes fondateurs servent d’inspiration au spectacle et illustrent, dans un langage visuel et acrobatique, la marche évolutive des espèces.

Quelque part entre science et légende, TOTEM pose un regard sur les liens qui unissent l’Homme aux autres espèces, ses rêves et son potentiel infini.

En tournée au France, Royaume-Uni, Autriche et Espagne Plus d'info

Numéros

Barres (Carapace)

Barres (Carapace)

La carapace de la tortue représente une île qui se dévoile au centre du chapiteau. Sous cette carapace, se cache un monde en effervescence composé d’amphibiens et autres poissons, un monde aquatique à l’origine de plusieurs espèces. Quand la carapace disparaît pour ne laisser que le squelette de la tortue, ce petit monde prend vie dans un numéro de barres très ludique, où des artistes « grenouilles » passent d’une barre parallèle à l’autre et se livrent à des chassés-croisés saisissants en utilisant le power track comme surface de rebond.
Danseur de cerceaux (1ère partie)

Danseur de cerceaux (1ère partie)

Un danseur amérindien présente une forme de danse narrative, incorporant des cerceaux qui sont utilisés pour créer des formes à la fois statiques et dynamiques. Les formes créées évoquent divers animaux. Pendant cette danse, les images se forment dans un rituel qui symbolise le cercle sans fin de la vie.
Trio d’anneaux

Trio d’anneaux

Au son d’une musique bollywoodienne, deux garçons rivalisent d’adresse aux anneaux jusqu’à ce qu’une jeune femme leur fasse la démonstration de son savoir-faire. Les trois acrobates se croisent et s’entrecroisent dans les airs, formant de grands arcs qui se prolongent jusqu’au-dessus du public. Cette vision acrobatique du jeu de la séduction évoque notre désir inné de plaire et d’impressionner l’autre, une danse ancestrale essentielle à la survie de notre espèce.
Contorsion

Contorsion

Deux créatures assidues émergent de la mer, afin de jouer, ramper, serpenter et construire des pyramides complexes sur la berge. Les figures incroyables qu’ils créent défient les lois de la physique et de la gravité.
Escalade

Escalade

L’homme d’affaires est dénudé et catapulté au coeur de la jungle. Trônant au sommet d’une structure ressemblant à un arbre, pratiquant des disciplines de mat chinois et de parcours, l’Homme et le primate s’encerclent et se battent pourdominer.
Monocycles et bols

Monocycles et bols

Dans un tableau évoquant le temps des semences et l’effervescence de la nature, cinq monocyclistes exécutent un numéro de manipulation invraisemblable exigeant un synchronisme de tous les instants. En équilibre sur leur monocycle et avec une agilité surprenante, elles se lancent des bols avec les pieds – parfois même par en arrière – et les attrapent toujours sur la tête sans jamais utiliser leurs mains.
Diabolo

Diabolo

Exaspéré par les actes maladroits et grossiers de Valentino, le Traqueur se transforme sous nos yeux en un Toréador. Entouré de musiciens, il jongle et danse avec un diabolo dans une performance étincelante sur un air de flamenco.
Duo sur trapèze fixe

Duo sur trapèze fixe

Tels des inséparables, un jeune homme et une jeune femme se courtisent et s’apprivoisent sur un trapèze fixe dans un jeu de séduction très naïf. Travaillant dans la verticalité, les deux trapézistes se repoussent, se défilent et s’enlacent dans une suite de portés rafraîchissants et inusités.
Manipulation

Manipulation

Dans son « laboratoire » constitué d’un orchestre de verres, d’éprouvettes et de béchers d’où émane une musique cristalline, le Scientifique – un clin d’oeil à Charles Darwin – propose un numéro de manipulation poétique et mathématique dans une ode à la vision scientifique du monde. Le maelström de sphères lumineuses avec lesquelles il jongle dans son énorme cône transparent évoque des molécules en mouvement ou des corps célestes en orbite.
Danseur de cerceaux (2e partie)

Danseur de cerceaux (2e partie)

Entourés de membres de différentes tribus, deux danseurs amérindiens créent différentes figures avec leurs cerceaux; l’ultime image étant celle de globes représentant l’harmonie et l’éternité.
Patins à roulettes

Patins à roulettes

Dans une scène évoquant une cérémonie nuptiale, un couple de patineurs exécute des figures acrobatiques et des vrilles saisissantes à une vitesse surprenante sur un plateau de 1,8 mètre de diamètre en forme de tambour.
Barres russes

Barres russes

Vêtus de costumes colorés, inspirés, entre autres, des peuples disparus d’Amérique Latine, dix artistes exécutent des mouvements de voltige, passant d’une barre à l’autre avec une agilité désarmante, s’élançant dans le ciel en apesanteur. Les voltigeurs sont propulsés dans les airs, tels des cosmonautes, dans une évocation saisissante du désir de l’Homme de s’arracher à la gravité terrestre.

Personnages

Danseur amérindien

Danseur amérindien

Ce jeune danseur amérindien nous entraîne dans un monde magique. Avec ses anneaux, il retrace toute l’histoire de l’évolution des espèces.
Le Crystal Man

Le Crystal Man

Homme venu de l’espace, pour provoquer la vie sur Terre. Au tout début du spectacle, on le voit descendre pour animer le squelette de la Tortue. À la fin, il clôt le spectacle en plongeant dans un lagon.
Le Scientifique

Le Scientifique

Explorateur « à la Darwin », il visite les différents univers du spectacle. Dans son laboratoire sophistiqué, aidé de ses assistants et d’un singe, ce savant nous éblouit avec ses expériences de physique étonnantes.
Le Traqueur

Le Traqueur

Soucieux de l’environnement, ami des animaux, il guide et assiste le Scientifique dans ses explorations. Fâché de l’inconscience d’un clown pollueur, il se transforme sous nos yeux en Toréador.
Valentino

Valentino

Valentino est une représentation du macho, volubile, vantard, rapide et provocateur. Son appareil photo en mains, c’est le touriste arrogant qui pollue et dérange.
Clown pêcheur

Clown pêcheur

Homme à l'esprit pratique, il se méfie de toute forme d'agitation et d'extravagance. Il aborde chaque péripétie que la vie sème sur son chemin avec positivisme.

Costumes

Dès le début du processus de création, la conceptrice de costumes Kym Barrett a orienté ses concepts sur une approche documentaire ancrée dans la réalité. Pour réaliser ses créations audacieuses et ingénieuses, elle a dirigé sa recherche tantôt sur le monde des animaux, des plantes et des oiseaux, tantôt sur les motifs traditionnels de diverses tribus et cultures.

En explorant le thème de l’évolution dont s’inspire le spectacle TOTEM, Kym Barrett a voulu mettre en évidence l’importance du corps humain. Dans une scène peuplée de papillons et de grenouilles, par exemple, elle met pleinement en valeur le corps des artistes dans la mosaïque visuelle globale du tableau.

Indissociable de l’idée de la nature, le cycle des saisons est le troisième thème du spectacle qui s’est glissé jusque dans les concepts de costumes. Les couleurs néon, les tissus vifs et luisants et les détails ludiques des costumes du numéro d’anneaux reflètent bien l’influence bollywoodienne ayant inspiré cette scène qui se déroule pendant l’été au bord d’une plage. Afin de suggérer le temps des semences et le foisonnement de l’automne, on a appliqué sur les costumes des objets évoquant des fruits, des fleurs, des bourgeons et des feuilles. L’hiver, quant à lui, est symbolisé par le blanc et l’argent qui prédominent sur les costumes que portent les artistes du numéro de patins à roulettes.

Pour recréer la gamme infinie de textures, de couleurs et de motifs que l’on retrouve dans la nature, Kym Barrett a mis l’accent sur le traitement des matières plutôt que sur les tissus eux-mêmes. Elle a eu recours à des techniques d’impression avancées, des pigments fluorescents, des fragments de miroir et des cristaux en tous genres pour « peindre » sur des matières qui vont de l’élasthanne (ou Lycra) au cuir. Les textures et les couleurs réagissent et s’adaptent aux changements multiples des jeux d’éclairage.

Gros plan sur certains costumes

  • L’Homme de cristal, un personnage récurrent dans le spectacle, représente la force vitale. Son costume littéralement éblouissant a été entièrement recouvert de petits fragments de miroir et de cristaux pour donner l’impression d’une boule d’énergie. Ce costume – une scintillante mosaïque en mouvement – compte quelque 4 500 éléments réfléchissants, incorporés à un justaucorps de velours extensible.
  • Le costume du danseur de cerceaux s’inspire des vêtements cérémoniaux de plusieurs tribus amérindiennes, sans pour autant évoquer de manière précise une culture en particulier. Garni de nombreuses plumes, son costume compte une croix hopi et une coiffe.
  • Dans le premier tableau du spectacle, le marécage est peuplé de poissons et de grenouilles. Les couleurs et les motifs de leurs costumes sont inspirés de vrais poissons et de vraies grenouilles, y compris l’espèce de grenouille la plus venimeuse de la jungle amazonienne. Pour créer ces costumes, des images réelles ont été pixélisées, puis sérigraphiées sur la matière. Même la texture des tissus reproduit très fidèlement la peau de ces créatures réelles. Ce groupe de personnages ressemble à une communauté d’humains amphibiens.
  • Chaque monocycliste possède un look qui lui est propre mais, dans leur ensemble, les costumes présentent une uniformité graphique et visuelle. Tous les costumes de ce numéro sont de couleur terre et chacun est orné de petites pièces cousues – verrous, vis, plumes, faux insectes et autres objets divers. La ligne des costumes et les tutus stylisés évoquent de fines silhouettes de ballerines.
  • Les costumes des deux antipodistes sont créés à partir de justaucorps garnis de quelque 3 500 cristaux. On a incrusté mille autres cristaux à leur coiffe.
  • Les cosmonautes portent deux costumes en un : lorsqu’ils entrent en scène sous la lumière noire, leur justaucorps s’illumine dans l’obscurité, mais lorsqu’on passe aux éclairages de scène, les costumes se transforment complètement. On a imprimé sur chacun des motifs différents, inspirés des dessins mayas dans de multiples variations.

Scénographie et projections

La tortue – support du monde

Au cœur de nombreux mythes fondateurs qui perdurent encore dans diverses légendes et traditions orales, la tortue représente la terre et porte sur sa carapace tout le poids du monde. Cet animal totémique est omniprésent dans l’environnement scénique du spectacle TOTEM.

Sur la piste de forme oblongue repose le squelette d’une énorme carapace de tortue servant à la fois d’élément scénique et d’appareil acrobatique. Au début du spectacle, cette structure est entièrement recouverte d’une toile sur laquelle on a reproduit la carapace d’une tortue des bois réalisée en macrophotographie. Selon les besoins artistiques du spectacle, le squelette est hissé verticalement à plat jusqu’au sommet du chapiteau ou soulevé vers l’arrière comme une énorme coquille qui s’ouvre.

Un monde organique aux transformations multiples

L’environnement scénique de TOTEM représente un monde organique : un « marécage à images » bordé de roseaux à proximité d’une île (la scène). Le scénographe Carl Fillion a voulu créer des courbes et des formes non linéaires, afin de refléter le monde naturel.

Légèrement incliné vers l’avant, le marécage à images est à la fois une manière d’accéder à la piste et une surface de projection. Ce marécage virtuel devient, par la magie des images, une source, un marais, un lac, un océan, une île volcanique, un étang desséché et une voûte céleste.

Les images qui ont servi à créer les projections de TOTEM sont tirées de la nature et ont été filmées dans différentes contrées du monde, notamment en Islande, à Hawaï et au Guatemala. Même les images de lave en ébullition ont été filmées dans leur contexte réel par le concepteur Pedro Pires

! Un « pont scorpion », qui sert également de plateforme mobile, relie le marécage à la scène. Cette structure à géométrie variable se transforme au fil des tableaux. Dans un numéro clownesque, par exemple, il devient la proue d’un bateau et se redresse pour se transformer en avion, puis en fusée qui décolle. Dans une autre scène, ce même pont fait alors figure de totem.

Tout en acier, le pont scorpion est articulé et mu par un puissant système hydraulique fonctionnant à l’huile minérale. Équipé de huit cylindres, il peut se rallonger, se rétracter et s’enrouler sur lui-même comme la queue d’un scorpion. Le pont scorpion pèse plus de 4 500 kg. Ses surfaces réfléchissantes comme du miroir sont en fait des plaques d’acier inoxydable. La base du pont scorpion abrite des dispositifs d’éclairage, un laser, des haut-parleurs et des caméras. Durant le spectacle, le pont est surveillé par un opérateur à l’aide de quatre caméras infrarouges.

Quelques faits

  • Le bord de scène évoque le plastron (ou ventre) d’une tortue. Les dessins sur la surface de la scène elle-même sont un collage d’images dessinées à la main et inspirées des motifs apparaissant sur le plastron de diverses tortues.
  • Bordant le marécage en arrière-scène, des roseaux servent à dissimuler les artistes et certains éléments scéniques avant leur entrée en scène, en plus de servir de surface de projection. Pour des raisons de poids et de facilité d’entreposage durant les déplacements de la tournée, les roseaux sont des éléments gonflables.
  • Durant le numéro du trio d’anneaux, le pont scorpion se transforme en un tapis indien se déroulant sur la plage afin d’évoquer l’esthétique bollywoodienne dont s’inspire ce tableau.
  • Certaines projections sur le marécage interagissent en temps réel avec les mouvements des artistes. Des caméras infrarouges situées au-dessus de la scène et près du marécage détectent les déplacements des artistes et produisent en direct des effets de cinétique tels que des ondulations, des éclaboussures, des reflets dans l’eau et des flammes.
  • Dans le numéro final de barres russes où les cosmonautes tentent de s’arracher à la gravité terrestre, on a intégré aux projections des photographies prises par Guy Laliberté lors de sa Mission sociale et poétique à bord de la Station spatiale internationale, à l’automne 2009.

Équipement acrobatique

  • Le squelette de la tortue pèse environ 1 225 kg, inclut deux barres horizontales et est complètement recouvert d’un fini antidérapant.
  • Les monocycles font un peu plus de deux mètres en hauteur. Étant toutefois fort légers, ils sont ainsi faciles à manipuler dans la rampe d’accès à la scène, au début du numéro.
  • Les perches sont faites de duralumin, un alliage utilisé dans l’aéronautique. La plus grande fait près de 10 mètres de haut.

Faits saillants

VF à venir

Support

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Critiques

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Concepteurs

Fondateur et Guide créatif
Guide artistique
Auteur et metteur en scène
Directeur de création TORUK - Le premier envol
Scénographe et concepteur des accessoires TORUK - Le premier envol
Conceptrice des costumes et des maquillages TORUK - Le premier envol
Compositeurs et directeurs musicaux Amaluna, Les chemins invisibles, KURIOS – Cabinet des curiosités, TORUK - Le premier envol, TOTEM
Chorégraphe TOTEM - Chorégraphe acrobatique ZAIA
Concepteur des éclairages
Fondateur et Guide créatif
Concepteur sonore KURIOS – Cabinet des curiosités, TORUK - Le premier envol, LUZIA
Concepteur de l’équipement acrobatique et des gréements
Conceptrice de la performance acrobatique
Conceptrice des maquillages