OVO

OVO nous plonge dans un univers insoupçonné qui s'agite à nos pieds, un écosystème grouillant de vie et peuplé d'habitants clandestins - des insectes qui travaillent, mangent, rampent, volettent, festoient, luttent et se courtisent dans une perpétuelle explosion d'énergie et de mouvement.

Lorsqu'un œuf apparaît au beau milieu de leur monde, les insectes restent ébahis devant cet objet étrange qui se présente comme une énigme inexplicable - symbole intemporel du cycle de leur vie.

OVO, c’est aussi la rencontre amoureuse d’une formidable coccinelle et d’un étrange insecte, nouveau venu au sein de cette frétillante communauté.

L'univers de OVO est tout en contrastes. Sauvage et délicat, ce monde au ras du sol est à la fois tendre et torride, tapageur et silencieux, chaotique et paisible. Lorsque le soleil se lève sur un jour nouveau, le cycle de la vie des insectes reprend son cours, perpétuel et fabuleux.

Le nom

Le nom OVO signifie « oeuf » en portugais. Symbole même du cycle de la vie et de la naissance de nombreux insectes, l’oeuf constitue le fil rouge du spectacle. Graphiquement, un insecte se « cache » dans le nom : les deux lettres « O » étant les yeux et le « V » représentant le nez.

En tournée au Royaume-Uni, Irlande, France, Espagne et Portugal Plus d'info

Numéros

Trio Acro

Trio Acro

Dans un numéro nécessitant une agilité et une force extrêmes où se mêlent danse, acrobatie et athlétisme, trois puces jaunes et rouges s’élancent dans les airs pour créer des formes éométriques en parfait équilibre.
Fourmis

Fourmis

Les insectes les plus affairés de la communauté sont les fourmis rouges. Dès le réveil, elles sont occupées à chercher de la nourriture pour la journée. Au menu : kiwis et maïs. Mais il n’y a pas que le boulot dans la vie : les fourmis jouent avec leur nourriture en la faisant virevolter au bout de leurs « pattes » avec une précision inouïe. Elles vont même se livrer à une démonstration étonnante de jeux icariens où l’on voit des fourmis faire tournoyer d’autres fourmis.
Tissu

Tissu

Combinant agilité et grâce, ce papillon en devenir performe un solo de contorsion sur soie aérienne mettant en vedette sa transformation théâtrale.
Creatura

Creatura

Mi-ressort, mi-insecte, Creatura exécute une chorégraphie à l’image de sa forme étrange. Il se plie, se tortille, s’étire et se noue dans une suite de mouvements ininterrompus.
Diabolos

Diabolos

Une étrange luciole, tenant deux baguettes reliées par une ficelle, fait ournoyer et virevolter une, deux, trois et même quatre bobines dans cette impressionnante démonstration de dextérité, de rapidité et d’ingéniosité. L’artiste jongle avec ses bobines et les projette très haut dans les airs avec une parfaite coordination.
La rosée (équilibre sur canne)

La rosée (équilibre sur canne)

Une libellule exécute un numéro d’équilibre tout en élégance entre les tiges et les vrilles d’une plante. À l’envers sur celle-ci, l’artiste doit faire preuve d’une force et d’une maîtrise exemplaires afin de transférer son poids d’une main à l’autre tout en maintenant son équilibre.
Papillons (duo de sangles aériennes))

Papillons (duo de sangles aériennes))

Dans un mélange de main à main, de ballet, et de volant, un couple de papillons exécute un pas de deux et vole grâce à leurs sangles qui leur permettent de s’élancer, de descendre en piqué, de voler et d’atterrir à l’unisson.
Cadre russe

Cadre russe

Dans ce numéro de volant spectaculaire, d’intrépides scarabées s’élancent au-dessus de la scène, d’une extrémité à l’autre, en passant par le milieu et en étant séparés par une distance de 6 mètres.
Fil de fer mou

Fil de fer mou

Sur un fil de fer mou qui semble n’offrir aucun support, une araignée l’emporte sur la gravité et les lois de la physique en exécutant une suite invraisemblable de déplacements qui exigent non seulement une force remarquable, mais aussi un sens de l’équilibre imperturbable. Tout à coup, l’artiste se tient à un angle de 45 degrés à 4,5 m au-dessus de la scène. Il poursuit son numéro sur un unicycle en pédalant avec ses mains! Pour ajouter à la difficulté, le fil monte et descend tout au long du numéro.
Trampoline et mur

Trampoline et mur

Une colonie de criquets courent, sautent et marchent (même vers le haut) sur un mur de 8 mètres sans aucune forme de support artificiel. C’est au moyen d’un airtrack et d’un trampoline qu’ils se propulsent, accélèrent ou prennent leur élan pour s’envoler. Leur force hysique, leur coordination motrice et leur capacité à travailler en équipe font le reste.
Toile

Toile

Révélant leur côté sensuel, les araignées friponnes attirent l’attention d’un groupe de criquets à proximité de leur toile. Une éblouissante araignée contorsionniste jette un sort aux criquets curieux.

Personnages

La Coccinelle

La Coccinelle est bien en chair (bien qu’elle ne s’en rende pas compte !) et pleine de vie. Contrairement aux autres insectes de la communauté, elle n’appartient à aucune famille. Seule et solitaire, elle attend secrètement le moment où elle connaîtra enfin le grand amour. Lorsque l’Étranger apparaît, transportant un oeuf mystérieux, elle tremble de bonheur à l’idée que sa vie, ainsi que celle de ses compagnons, pourrait changer pour le mieux.

L’Étranger

Un vrai fanfaron, l’Étranger est une mouche qui bourdonne et tournoie sans cesse, cherchant constamment à attirer l’attention, et qu’on pourrait même qualifier de légèrement cinglé. Lorsqu’il aperçoit la Coccinelle pour la première fois, il a la piqûre instantanément.

Maître Flippo

Si Maître Flippo est le chef de la communauté d’insectes, c’est peut-être parce qu’il en est le doyen. Sage et futé, il est aussi excentrique et parfois même, un peu stupide. La communauté entière l’aime bien et lui voue un grand respect malgré son côté nigaud.

Costumes

De connivence avec le monde des insectes

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Liz Vandal, la conceptrice des costumes de OVO, a des « antennes » pour l’univers des insectes. « Ça tient de ma passion démesurée, avoue celle qui a le béguin pour les petites bestioles depuis toujours. Petite, je plaçais des roches partout dans la cour près des arbres fruitiers et je les soulevais régulièrement pour observer les insectes qui s’y étaient réfugiés. Je flattais les chenilles et faisais entrer les papillons dans la maison. Lorsque j’ai appris que OVO s’inspirait du thème des insectes, j’ai su immédiatement que j’étais bien placée pour rendre hommage, avec mes costumes, à ce monde majestueux. »

Une signature s’est imposée dans la carrière de Liz Vandal — un style inspiré à la fois des super héros futuristes et des armures de toutes les époques. Ces deux sources d’inspiration sont d’ailleurs deux des prémisses visuelles sur lesquelles s’appuient les concepts des costumes de OVO. Les lignes flatteuses et l’allure corsetée longiligne font un clin d’œil à l’univers des super héros. Quant aux carapaces sectionnées de bon nombre des costumes, qui alternent entre le dur et le mou, elles possèdent des traits communs avec les armures de la Renaissance et le corps des ses chevaliers..

Évoquer plutôt qu’imiter

Le défi premier de Liz Vandal a été d’imaginer une manière d’évoquer l’insecte sans en copier l’anatomie, c’est-à-dire de résister à la tentation de recréer la nature. « La solution, dit-elle, a été de se laisser pénétrer par le sentiment d’être en présence d’une araignée, d’une coquerelle ou d’un papillon… puis de transposer sur papier un détail représentatif de la morphologie de l’insecte. Par exemple, les ailes de libellule sont suggérées par un pantalon de dentelle nervurée et le dard du moustique par un ‘mohawk’ de fines tiges rouges. L’idée de la carapace sectionnée s’est aussi imposée comme métaphore, puisque le mot insecta veut justement dire en sections. Cette révélation a consolidé ma démarche. »

L’étoffe des créatures de l’herbe — Exploiter la matière

Liz Vandal a exploité à fond le bagage d’expérience et le savoir-faire des artisans du Cirque. « Ensemble, nous avons exploré des techniques de transformation des tissus. Par des plissages permanents, des méthodes de coloration et l’application de différents finis, on a rajouté une troisième dimension. Il en résulte une sorte d’origami organique des matières créant des volumes de muscles et de carapaces. Cette démarche a permis de sublimer les costumes, de les poétiser et de leur donner une dimension évocatrice. »

Par un jeu de couleurs et de lignes, la conceptrice a exécuté des variations sur un même thème en intégrant des lignes fines sur les costumes des fourmis et des criquets, par exemple, ou des plissés plus abstraits et aléatoires pour les costumes des scarabées et des coquerelles.

Pour faciliter le mouvement des artistes, Liz Vandal a imbriqué les sections de carapaces les unes dans les autres, qui s’ouvrent et se referment pour révéler l’intérieur tendre des corps; c’est le cas avec le costume du moustique, qui est tout en finesse sans pour autant négliger l’aspect féroce de cet insecte.

Les criquets — Figures emblématiques de la colonie

Selon Liz Vandal, les dix criquets sont les insectes-totems du spectacle. À certains moments durant le spectacle, ils sont dotés de pattes amovibles, ce qui a pour effet de décupler leurs extrémités et donner l’impression qu’il y a une véritable invasion. « J’ai un faible pour ces personnages, dit-elle, parce que leur costume est sexy, graphique et vibrant. C’est aussi grâce au moulage du tissu du criquet que j’ai découvert la méthode de l’origami organique. »

Il y a aussi l’Étranger, bien sûr, le personnage hybride qui débarque au beau milieu de la communauté de OVO. L’Étranger est une mouche en habit d’époque qui ne révèle sa vraie nature qu’au moment où il s’entiche de la coccinelle. Après sa transformation, il porte un costume hérissé d’épines évoquant l’aspect poilu de la mouche. Sa forme longitudinale produit un contraste amusant avec la rondeur de la coccinelle.

L’évolution des espèces — Les sources d’inspiration

Les sources d’inspiration des costumes de OVO sont multiples. Liz Vandal s’est abreuvée à même le travail de certains grands couturiers, dont Pierre Cardin, qui privilégie les lignes graphiques et les formes géométriques. Elle s’est également inspirée des atours de la Renaissance, avec leurs crevés — des fentes aux manches qui laissent entrevoir la doublure.

Liz Vandal et les artisans de l’Atelier de costumes ont aussi exploité la technique de plissage permanent mise au point par le styliste japonais Issey Miyake, qui confère une certaine rigidité à la matière et crée un effet organique. « Nous avons poussé cette technique encore plus loin, poursuit-elle, en imprimant des couleurs sur les matières, par sublimation, et en laminant les tissus afin non seulement de les raidir, mais aussi de leur donner tantôt une brillance, tantôt un aspect métallique. »

Quelques faits saillants

  • Règle générale, les personnages ont deux variantes de costumes : un premier, plus léger et fonctionnel, pour leur numéro, et un second, plus étoffé, pour leur présence dans la communauté.
  • Les premiers exemplaires des costumes des criquets ont exigé 75 heures d’ouvrage chacun, compte tenu de leur complexité et du fait qu’il fallait les entoiler pour leur conférer une certaine rigidité, tout en préservant la souplesse et l’extensibilité des matières.
  • Une fois que les tissus des costumes ont été choisis et transformés, on s’est rendu compte, en consultant un livre sur la microphotographie des insectes, que les textures du corps des insectes étaient étonnamment similaires aux matières utilisées.

Scénographie et projections

Créer un espace scénique organique — interpréter la nature

Inspiré par le concept de la transformation, le scénographe Gringo Cardia a cherché à interpréter la nature plutôt qu’à la copier. « Je voulais donner l’impression aux spectateurs installés dans le chapiteau qu’ils voyaient le monde du point de vue des insectes, dit-il. Pour y parvenir, j’ai joué avec l’idée d’échelle de perception. » Le scénographe s’est aussi inspiré des structures — comme les fourmilières et les termitières — qu’érigent certaines espèces d’insectes afin d’y vivre et de procréer.

L’environnement scénique de OVO représente un habitat stylisé des insectes, tantôt fourmilière, tantôt forêt, tantôt caverne. Le scénographe a voulu créer un environnement organique polyvalent, propice aux multiples changements de lieux.

Les dispositifs scéniques — Objets géants dans un monde minuscule

Au début du spectacle apparaît un œuf gigantesque de 6 m de large. Venu du monde extérieur, ce mystérieux objet se présente comme une énigme inexplicable aux yeux des insectes — clin d’œil au monolithe du film 2001 de Kubrick. Ce symbole intemporel de la fertilité et de la régénération réapparaîtra sous d’autres formes durant le spectacle, fruit de la ponte des créatures de l’herbe.

Le dispositif scénique le plus imposant est le Mur — sorte de paroi rocheuse — surplombant la scène en arrière-plan. En plus d’y cacher des œufs dans chaque recoin, les artistes y grimpent et s’y réfugient, s’en servant comme d’un plancher de scène à la verticale, d’une plate-forme ou d’une aire de lancement.

Au début du spectacle, le Mur est partiellement dissimulé derrière trois énormes membranes rigides, texturées et patinées, qui aident à créer un effet de profondeur. Des ouvertures et des trous pratiqués dans les filets, qui seront retirés un à un au cours du spectacle, révèlent peu à peu la vie secrète des insectes et leur écosystème. En dépit de son imposante taille, le Mur est composé de deux sections amovibles seulement.

« Lignes » directrices — Quand l’art imite la vie

Comme dans la nature, le monde de OVO ne comporte virtuellement aucune ligne droite. Fidèles au caractère organique des décors, le Mur et la scène sont formés de lignes courbes. L’exception à la règle : la toile d’araignée. Composé de rayons rectilignes, cet objet constitue un paradoxe dans lequel l’art imite la vie... avec l’aide de la géométrie. La toile d’araignée de OVO est faite de sangles synthétiques très résistantes.

Des accessoires évoquant la nature

Une fleur motorisée de 6 m apparaît sur la scène. Bien plus qu’un simple accessoire, la fleur est un personnage à part entière. À la fois sculpture, marionnette et automate, la fleur est perçue par les insectes comme l’un des éléments dominants de leur milieu naturel qui suscite curiosité et, parfois, crainte (la fleur est carnivore!).

Musique

Pour créer la trame musicale pour OVO, Berna Ceppas a su combiner les sons du bossa nova et de la samba avec de la musique funk et électronique. De plus, comme vous pouvez vous y attendre de la musique brésilienne, il y a énormément de percussions dans la trame.

Berna Ceppas a échantillonné d’actuels sons d’insectes afin de combiner le tout directement avec le clavier. Il a également assigné des instruments et des thèmes individuels à certains personnages spécifiques.

L’orchestre de 8 musiciens inclut un chef d’orchestre/basse et contrebasse, un claviériste, un batteur, un percussionniste, un guitariste, un accordéoniste, un violoniste et un joueur d’instruments à vent. Le tout accompagné d’un chanteur.

Dans la plupart des spectacles du Cirque du Soleil, la musique est jouée en direct. Contrairement aux comédies musicales, la musique a besoin de s’adapter avec ce qui se déroule sur la scène et non le contraire. Pour ce faire, le chef d’orchestre, les musiciens, les chanteurs et l’équipe de la sonorisation sont constamment en communication au moyen d’écouteurs et de microphones.

Faits saillants

OVO est le 25e spectacle du Cirque du Soleil créé à l’occasion du 25e anniversaire de l’entreprise.

  • La première d’OVO a été présentée à Montréal en avril 2009 et le spectacle a depuis été présenté dans plus de 30 villes de 6 pays sous forme de spectacle de chapiteau avant d’être transformé en spectacle d’aréna en 2016.
  • OVO a célébré sa 2 000 représentations en février 2015 à Fukuoka, au Japon.

Troupe et personnel

  • Près d’une vingtaine de pays sont représentés parmi les membres de l’équipe d’OVO : Australie, Autriche, Biélorussie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, France, Irlande, Mexique, Moldavie, Mongolie, Russie, Suisse, Taïwan, Turquie, Ukraine, Royaume-Uni et États-Unis.
  • En coulisses, vous entendrez surtout parler français et anglais, mais beaucoup d’autres langues sont également parlées : chinois, portugais, russe et bien d’autres.

Concepteurs

Fondateur et Guide créatif
Guide artistique
Auteure, metteure en scène et chorégraphe
Directrice de création KURIOS – Cabinet des curiosités
Scénographe et concepteur des accessoires
Fondateur et Guide créatif
Concepteur de l’équipement et des gréements acrobatiques
Compositeur et directeur musical
Concepteur des éclairages
Concepteur sonore
Concepteur de la performance acrobatique LUZIA
Conceptrice des maquillages